Il y a des tas de choses que je sais faire et que je sais bien faire. Voire que j’ai élevées au rang d’art, pour certaines.

  • Toucher mon coude avec ma langue (tu viens d’essayer, avoue)
  • Le fromage vegan (même si ma recette mériterait d’être perfectionnée)
  • Des mini attrape-rêves trop choupinous (mais je n’ai pas assez de patience pour continuer à en faire)
  • Jouer les solos de guitare dans les chansons de Muse en les chantant (au grand plaisir de ma famille)
  • Coder quelques bidules en html (mais c’est plus facile de demander à DH de s’en occuper)
  • Des traits d’eyeliner parfaitement symétriques et nets (même si au début, c’était plutôt en mode Crayola spécial moins de 6 ans)
  • Des blagues salaces au moment le moins opportun (au grand plaisir de ma famille)
  • Mettre des chansons ringardes dans la tête de mon entourage (« à toutes les filles que j’ai aimées, avant…) (ne me remercie pas, c’est cadeau)
  • Dessiner des bonhommes bâtons (c’est une fierté qui me suit depuis mes 5 ans et que je devais placer ici)
Mais écrire sur commande, à mon grand désespoir, je ne sais pas le faire.Click to Tweet

J’aimerais maîtriser cet aspect de l’activité d’auteur, j’aimerais vraiment le maîtriser. Ça faciliterait tellement les corrections éditoriales, mais aussi les appels à textes qui sont parfois de belles opportunités. Je pourrais suivre la mode, surfer sur la tendance, plaire à plus de personnes et peut-être vendre plus de livres.

Mais j’en suis incapable. Je ne sais pas si c’est mon caractère naturellement rebelle (certains diraient « chiante » ou carrément « ultra chiante »), mais dès qu’il y a des contraintes à respecter, je me bloque. En mode 1, 2, 3 soleil !, je me fige et c’est terminé, je ne bougerai pas (j’ai toujours été une excellente joueuse à ce jeu) (malgré mon manque d’équilibre et de coordination).

Alors vraiment, quand je vois ces auteur-e-s qui peuvent écrire sur des sujets imposés, je les admire et je me dis que j’aimerais bien, moi aussi, réussir cet exercice. Un jour peut-être… En attendant, je m’accroche à ce que je sais faire, voir la liste ci-dessus à laquelle j’ajoute : écrire ce que j’ai envie d’écrire, sans me poser des questions, sinon je me fais un torticolis aux neurones puis je panique et on me perd dans un vieux syndrome pourri de la page blanche. Je t’en parle vite, de ce blocage qui touche absolument tous les écrivains.

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