Phoenix Ashes – Génération 2 – Tome 1/5

  • Romantic Suspense / Romance Bikers / Romance MC
  • Univers : Phoenix Ashes
  • Série : Génération 2 – Tome 1
  • 1° édition 2019
  • Disponible en grand format papier et numérique

Présentation

Il y a les cicatrices qu’on voit… et celles qu’on dissimule.
Hannah
Un instant, je réalise à quel point je suis chanceuse d’être si bien entourée par cette immense famille. Et celui d’après, je me rappelle qu’un trou béant creuse ma poitrine et qu’il m’a rejetée. Les émotions que ce constat réveille se bousculent en moi sans délicatesse, m’empêchant de me décider sur une question pourtant très simple.

Suis-je heureuse ?

Blade
Quand je suis près d’elle, je ne raisonne plus. J’y vais à l’instinct. C’est ça qui m’a incité à la repousser. Mais la vie sans elle ? J’essaie… j’essaie et j’échoue. Chaque matin je me dis que c’est le bon, celui où je vais tourner la page et passer à autre chose.

Et chaque matin, je sais que je me plante.

Cette romance se déroule dans le milieu des clubs de moto 1% (hors-la-loi) et comporte des scènes de sexe et de violence. Il n’y a pas de cliffhanger et les héros ont droit à leur fin heureuse !


Playlist sur Deezer


Tu l’as lu ?

N’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon (et/ou les autres plateformes de lecture), car il peut aider d’autres lectrices et lecteurs à lui donner sa chance ! Merci à toi ^^


Mot de l’autrice

J’ai mis longtemps à oser écrire cette histoire, puis encore 5 ans à oser la reprendre et la retravailler. À l’origine, j’écris des romances contemporaines classiques, qui peuvent arriver à tout le monde, avec des héros qui sont comme toi et moi.

Alors me lancer dans le romantic suspense n’a pas été simple, j’avais peur de ne pas y arriver, de ne pas savoir gérer les rebondissements et l’atmosphère si particulière qui me plaît dans ce genre…

J’espère avoir réussi le pari, en tout cas j’adore écrire dans cet univers, et je ne me verrais pas ne plus le faire ^^


Vos avis

Immense coup de cœur énormissime

Des mercis tout pleins d’admirations et d’amour à Fleur Hana pour m’avoir tant marquée avec tes mots et pour avoir écrit une romance inoubliable. Je n’ai pas les mots assez fort pour décrire à quel point l’histoire de Blade est plus qu’un chef d’oeuvre et une histoire qui marque la vie et le cœur. Et enfin merci infiniment c’est un honneur pour moi d’avoir mon prénom dans la liste de la playlist du livre ♡

Si vous n’avez pas encore succombé aux Phoenix Ashes je vous encourage à aller le lire, c’est à ne SURTOUT SURTOUT PAS MANQUER ♡

Magalie Lefebvre

J’ai beaucoup aimé le tome 1 de Phoenix Ashes et j’ai envie de continuer à me plonger dans cet univers sombre, intense et sexy. Blade et Hannah mon fait vibrer l’espace d’une lecture. Fleur Hana réussit, de nouveau, à nous offrir une romance qui allie bien action et sensualité.

Les Instants Volés À La Vie

J’étais impatiente de découvrir ce qu’une autrice féministe était capable de faire dans un monde de Bikers. Fleur Hana s’en sort haut la main tout en étant dans les codes du genre. Vous retrouverez les ingrédients habituels et les thèmes abordés ne vous étonnerons pas si vous êtes des habitués de ce club très fermé mais prisé.

Ilyza, Books n unicorns

Premier chapitre offert

Prologue

J’entends mon prénom. Des cris. Des murmures. Tous ces sons me parviennent comme si j’étais sous l’eau. Je ne comprends pas. Je comprends tout. Je ne sais plus où se trouve la réalité. Quelqu’un me soutient. Si on me lâche, je tombe. Encore. Une main se pose sur mon épaule, je la repousse. J’essaie de me lever. On me retient. Rien n’a de sens. Des hurlements retentissent. Si fort. Tellement douloureux. Ma gorge me fait mal. Les cris viennent de moi ? Une plainte continue à m’en déchirer les cordes vocales. La sensation de me noyer à l’air libre. Mes doigts qui s’accrochent à quelque chose. Quelqu’un. Les genoux au sol, je me débats quand des bras m’entourent.

1 – Hannah

– Hannah !

À peine un pied dans le club et déjà Eliott m’accueille chaleureusement. Son enthousiasme fait ressortir la culpabilité qu’il m’arrive de ressentir. Il ne me reproche rien, c’est moi.

– Eliott, comment vas-tu ?

Celui que je considère comme un oncle me serre dans ses bras et me tient ensuite devant lui, ses mains sur mes poignets.

– Je vieillis, et toi tu es devenue une femme sans que je m’en aperçoive. Hier, tu portais des couettes et tu grimpais sur mes épaules !

– Tu ne vieillis pas tant que ça ! Et l’époque où je pouvais monter sur ton dos remonte à quinze ans, maintenant !

Il secoue la tête en souriant d’un air navré, comme s’il ne réalisait pas que je ne suis plus une enfant. C’est ridicule, car nous nous sommes vus il y a un an, grand maximum. À moins que ça fasse un peu plus longtemps ? Je ne sais pas trop. Je regrette aussitôt de les laisser sans nouvelles. Mais j’ai fait un choix, et les raisons qui m’y ont poussée n’ont pas changé.

– Tu restes pour le week-end ?

– Non, juste la soirée. J’ai des cours à travailler.

– Ton père est tellement fier de toi ! Tu lui manques, princesse.

Je grimace, me sentant plus coupable encore de m’être éloignée. Et aussi, à cause du surnom que je n’ai jamais apprécié. Pour eux, c’est ce que je suis, la royauté du club. Peu importe la distance que je prends. Eliott attrape en riant sa petite-fille qui passe près de nous. Je l’observe quelques instants en souriant puis parcours la grande salle du regard. Je sais ce que je cherche. Souffrir. Le voir.

Dès que je suis entrée à la fac, j’ai cessé de participer à ces routines : les fêtes, les réunions, les barbecues. Je me contente à présent d’une soirée de temps en temps et mon plan était parfait, à un détail près : Blade. Il n’est même pas un membre des Hurricanes. Il n’aurait pas dû interférer dans l’objectif que je me suis fixé. Mais il réussit à foutre en l’air tout ce qui constitue à présent ma vie. En étant là, au club, une bière dans une main et la taille d’une des filles dans l’autre. Amanda, je crois. Je ne lui en veux pas, elle saisit une opportunité qui lui est offerte et Blade attire plus d’un regard féminin quand il est présent quelque part. Le mien, ça fait des années qu’il l’a capturé sans jamais y répondre. J’aurais pu accepter ce style de vie pour lui, je l’aurais fait sans une seconde d’hésitation. Tant pis pour lui, et pour moi, mais je m’applique à ne surtout pas manifester mon agacement face à son indifférence. Je ne suis pas stupide, je sais parfaitement comment ça fonctionne. Pour s’intéresser à moi, il faudrait qu’il passe par mon père et ça pourrait déclencher des problèmes. Seulement voilà, il ne l’a jamais fait : je n’en vaux pas la peine. Celui qui remuera ciel et terre pour moi gagnera le respect du président des Hurricanes et le droit de poser les mains sur moi. Sauf que mon père n’est pas arrivé à la tête de ce club en étant abordable et sympathique, alors ça ne se bouscule pas au portillon. Il peut l’être, sympathique, bien sûr : avec sa famille il est différent de l’homme qui dirige un des plus gros clubs de la côte ouest. En bref, mon intérêt pour le fils du vice-président des Phoenix Ashes n’a jamais suscité le sien. Alors pour m’éviter ce type de déception, je me suis émancipée de cette vie et, mon père en moins dans le tableau, j’arrive à avoir quelques relations sociales normales.

Ce n’est pas ce que tu voulais, Hannah… La normalité t’ennuie.

– Un jour, il s’en voudra et réalisera qu’il est passé à côté d’une merveilleuse femme.

Ma mère entoure mes épaules de son bras tatoué. Je passe le mien autour de sa taille et la serre contre moi.

– Je crois qu’il n’aura jamais cette épiphanie, malheureusement.

– Et ce Thomas que tu as rencontré à la fac ?

– C’est un partenaire d’exposé. Faut voir le positif, je peux me concentrer sur mes études !

Je tourne le visage vers elle. On se ressemble, elle et moi, au point qu’en la regardant, j’ai une bonne idée de celle que je serai à son âge. L’encre en moins, les tatouages ne m’ont jamais tentée. Blondes presque platine, joues un peu rondes, grands yeux bleus et formes généreuses. On nous prend souvent pour des sœurs. J’ignore si je fais plus que mon âge ou elle moins que le sien, mais notre relation a évolué de mère-fille à mère-fille-meilleures-amies dès que j’ai eu 12 ans. Même en public, nous ne cachons pas notre complicité. Mon père s’étant retrouvé en prison pendant trois ans, nous nous sommes raccrochées l’une à l’autre parce que nous étions tout ce qu’il restait de notre famille, à ce moment. Ma mère et moi, on s’était fait une vie à deux qu’il a fallu déconstruire lorsqu’il est revenu vivre avec nous. Je ne déplore pas une seconde son retour, mais je reconnais que son absence est malgré tout parvenue à créer quelque chose de bon.

– Cette fille, Amanda, je crois ?

Ma mère hoche la tête sans quitter Blade des yeux, je continue :

– Elle est bien ?

– Elle est serviable, ne pose pas de questions, connaît les règles du jeu. Mais tu sais qu’il ne se passera rien de plus qu’une nuit, entre eux. Il reprend la route dans quelques jours, ma chérie.

C’est aussi ça qui a toujours joué contre nous, enfin, contre moi. Car pour être tout à fait honnête : il n’y a jamais eu de nous ailleurs que dans mes fantasmes. Mon imagination est tout ce qu’il me reste chaque fois qu’il retourne à Roseville, à huit heures de route de San Diego.

– Mes deux femmes préférées !

Mon père arrive vers nous en souriant, les bras ouverts, dans l’intention de nous serrer contre lui. Ce qu’il fait dès qu’il est à notre niveau. J’aime qu’il se foute de notre audience. Le seul endroit où il ne nous manifeste pas d’affection, c’est l’unique pièce où nous n’entrons jamais de toute façon ; la salle où se tiennent les réunions du club. La chapelle est réservée aux membres, personne d’autre ne peut y pénétrer, pas même nous. Mais ici, lors d’une soirée réunissant les Hurricanes et les autres bikers de passage comme Blade, il est mon père et le mari de ma mère avant d’être leur président. Ce sourire, nous sommes les seules à en profiter. Comme je le disais, il n’est pas devenu président d’un club de hors-la-loi en faisant dans le bon sentiment. Sa renommée dépasse les frontières des États-Unis et le seul sourire dont les autres bénéficient est celui qu’il leur offre avant que ça tourne mal. C’est en tout cas sa réputation. J’essaie de caser ça dans une boîte, au fond de mon esprit, dans un recoin sombre où mon éducation m’a appris à accepter la propre morale du MC.

– Et si on laissait les jeunes profiter de la suite de la nuit ?

Il s’adresse à ma mère en haussant les sourcils.

– Parle pour toi ! J’ai la jeunesse éternelle !

Il l’attrape dans ses bras et elle entoure sa taille de ses jambes alors qu’ils parlent plus bas. Je les pousse un peu plus loin de moi en riant :

– Je… je… Des années de thérapie ! Voilà ce que ça va vous coûter !

Ils rient de ma pudeur, mais enfin… mes parents ! Ils n’ont eu d’activité sexuelle que pour me concevoir, le reste ressemble à « la la la » dans ma tête.

– Sois prudente quand tu rentres, envoie-moi un SMS, d’accord ?

Je promets à ma mère de la prévenir de mon arrivée à l’appartement que je partage avec deux autres élèves de la fac. Mes parents m’embrassent et je les regarde partir en saluant tous ceux qu’ils croisent. Mon père a gagné le respect de ses membres il y a déjà bien longtemps, ils sont devenus la famille qu’il a choisie en plus de celle qu’il a fondée.

– Tu te fais rare.

Leslie est une des filles qui traînent au club depuis une éternité ; je n’étais pas née à son arrivée. C’est elle qui fait en sorte que tout se déroule bien. Ces mecs souvent crades et machos ont besoin que quelqu’un leur rappelle que, s’ils font la loi sur la route, le club ne tient debout au quotidien que grâce aux femmes. Et celle qui seconde ma mère dans cette mission, c’est Leslie.

Je l’attire à moi sans lui répondre. Elle désapprouve la distance que je mets entre nous, même si elle comprend mon besoin d’ailleurs. Je refuse de gâcher le peu de temps que je passe ici à me disputer avec elle.

– Tu restes pour la nuit ?

– Non, je passe voir Clara et je rentre.

Ma meilleure amie du lycée est déjà mariée et son fils a quelques mois. Elle s’est installée dans le coin et représente tout ce que je redoute : la routine. M’enliser dans le rôle de la mère de famille qui gère la popote et sert une bière à son mec quand il rentre du travail. Je ne devrais pas avoir ces pensées, mais j’ai vu trop d’épouses trompées au service de leur mari infidèle pour souhaiter cet avenir à qui que ce soit. À moi en particulier. J’ai conscience que le microcosme des bikers n’est pas différent du reste du monde, d’ailleurs. La proportion de connards est la même, peu importe le milieu. Disons que celui dans lequel j’ai grandi possède son autre lot d’inconvénients qui, ajoutés au reste, me donnent surtout envie d’assurer mon indépendance.

Comme à son habitude, Leslie me fait la mise à jour des potins du club. Rire avec elle est agréable. Mais au bout de quelques minutes seulement, elle file et part gérer un souci avec le stock de whisky, me laissant à nouveau seule. Pile quand le son de la musique augmente et que les décibels des voix l’imitent. C’est le moment pour moi de m’en aller. De soirée détendue et familiale, l’ambiance va glisser vers l’orgie. J’adresse un signe à quelques personnes assez sobres pour s’apercevoir de mon départ et m’avance vers la sortie. Avant de partir et de ne plus le voir pendant peut-être un an encore, je m’autorise un coup d’œil par-dessus mon épaule vers Blade. Je reste figée sur place en rencontrant ses yeux qui me fixent. Amanda lui parle, il hoche la tête, mais ne l’écoute pas vraiment. Toute son attention est focalisée sur moi. Une main sur la poignée, la tête inclinée vers lui, je reste sur pause en essayant de déchiffrer la façon dont il m’observe depuis l’autre côté du club. Quelqu’un passe devant lui, le lien est rompu, je m’échappe avant d’être tentée de rester et me ridiculiser.

L’air n’est pas spécialement frais, mais il suffit à me remettre les idées en place. Je n’ai pas bu, à part une bière en arrivant, heureusement car la tête me tourne déjà légèrement en analysant le comportement de Blade. C’est la première fois que je le surprends à m’observer, et je le regarde assez souvent lorsqu’il est là pour savoir que ce n’est pas dans ses habitudes. À sa dernière visite, je n’étais pas encore tout à fait majeure : est-ce que ça fait une différence pour lui ? Avant, je n’avais pas d’intérêt, maintenant je suis légalement… Quoi ? Je souris en me moquant de moi-même, coupant court à mes divagations. Il n’est pas tellement plus vieux que moi, cinq ans, ce n’est rien. Je dois me faire une raison : il ne s’intéressera jamais à moi et mon âge n’y est pour rien. J’arrive à ma voiture sur le parking du club. Je sors mes clefs, mais n’ai pas le temps de faire un autre geste que je suis brutalement poussée contre ma portière. L’air est expulsé d’un coup de mes poumons et la douleur irradie dans le haut de mon corps suite au choc et à la pression exercée dans mon dos pour me maintenir en place.


Scènes coupées de Blade


Autres tomes de la série disponibles


Ordre de lecture de l’univers des Phoenix Ashes

  • Génération 1 : Nath
  • Génération 1 : Elena
  • Génération 2 : Blade
  • Génération 2 : Ghost

L’intrigue de la génération 2 se déroule environ 25 ans après celle de la génération 1.

Les tomes de la génération 1 sont des novellas et peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Les tomes de la génération 2 sont a priori des tomes compagnons, chaque histoire est centrée sur un couple, mais il est recommandé de les lire dans l’ordre.


Guide de l’univers

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