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Salon du livre et de la presse de Genève 2017

Cette année, les 29 & 30 avril derniers, j’ai eu le plaisir d’être invitée à participer au salon du livre et de la presse de Genève ! Une première pour moi, à tous les niveaux, puisque je n’étais jamais allée à Genève de ma vie. Un peu en mode noob, c’était aussi la deuxième fois de ma vie que je prenais l’avion seule. Comme une grande, j’étais émue. Et, coup de bol, j’étais à côté du hublot, j’ai adoré !

J’ai fait au moins 87 937 photos, j’avoue !

J’y étais avec Jane Devreaux (auteure) et Sylvie Gand (éditrice) afin de représenter la romance, yeah ! La représenter à plusieurs titres puisqu’en plus d’être présentes en dédicaces, nous avons assuré des conférences, dans des fauteuils jaune moutarde qui nous vont si bien au teint…

Moi, Sylvie et Jane lors de la conférence du samedi. Merci Lisa pour la photo ^^

Concernant l’accueil, il a était parfait ou presque. L’hôtel très agréable, l’un des meilleurs dans lequel il m’ait été donné de séjourner. Encore une fois, nos passages dans les hôtels sont souvent rapides et on profite peu de la chambre. Mais les quelques heures que nous y restons suffisent à faire la différence entre un hôtel miteux et un hôtel au top. Lorsqu’on se déplace tous les mois comme ça a été mon cas depuis quelque temps, je peux vous assurer que la qualité de l’hôtel peut tout changer. C’est donc un très bon point pour l’organisation. Surtout que le jeune homme à l’accueil a eu l’air de m’apprécier, il a été top avec moi et j’ai même eu une petite pochette Clarins en cadeau, sous les yeux effarés de mes collègues à qui on n’a rien offert du tout. Je dois dire que ça a compensé dans mon petit cœur le tote bag du salon qui ne nous a pas été offert que j’avais repéré sur les réseaux sociaux. OK, c’est surtout la tablette de chocolat que j’ai repérée.

Les Suisses sont tous très accueillants. Que ce soit à l’organisation, dans la ville ou les lecteurs, et ce jeune homme à l’hôtel a de suite donné le ton 😉

Repas du samedi midi avec, de haut en bas et de gauche à droite : Lisa dans les livres, Cécile Bénisty, Sylvie Gand, Cassandra O’Donnell, moi, Jane Devreaux.

Le samedi, nous avons d’abord présenté la New Romance de manière générale, puis nous avons dédicacé pendant une petite heure. Encore une fois, et comme dans beaucoup de salons, je suis perplexe quant au choix de situer la romance sur le pôle Young Adult. Peut-être qu’un jour quelqu’un sera en mesure de m’expliquer pourquoi plusieurs salons procèdent ainsi. Je devine qu’il s’agit toujours de cette ambivalence entre « la romance, ça fait vendre » et « oui mais, c’est de la sous-littérature »… Quoi qu’il en soit, c’est là que nous étions installées. Un peu en bout de salon, il faut reconnaître que ce n’était pas idéal. Sauf pour la jeune femme qui est venue nous demander où se situaient les toilettes. Mais il paraît que c’est un bizutage obligatoire quand on est auteur !

Le samedi soir, un dîner des auteurs était offert pas très loin du salon. Et là, en revanche, comme toutes les soirées auteurs organisées par les salons, je dois admettre que j’en suis repartie affamée et épuisée. Il faut comprendre que, si l’intention est louable, quand on a passé la journée en salon, le soir arrivant, on a surtout envie de s’asseoir pour manger et aller se reposer dans notre chambre. En tout cas, c’était ce que mes amies et moi-même souhaitions. Aussi, nous sommes allés au restaurant après un bref passage à la soirée des auteurs où, de toute façon, à part quelques gressins, rien de végétarien n’était proposé.

Sylvie Gand, Georgia Caldera, Olivier Gay et Jane Devreaux. Moi, je prends la photo 🙁

Le dimanche matin, grâce à une amie présente sur Genève, nous avons pu visiter la ville et profiter de notre présence sur place, ce qui est trop peu souvent possible lors de salons. Nous avons déjeuné au bord du lac après l’avoir traversé dans un petit bateau qui m’a rappelé celui que j’avais pris à Lyon depuis le centre ville pour rejoindre le centre commercial Confluence.

Sur le lac, pendant la traversée ^^

Ensuite, nouvelle conférence, cette fois sur le rôle de la femme dans la New Romance. Sujet qui a beaucoup intéressé et a suscité pas mal de questions. Étant donné que c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, j’ai été agréablement surprise de voir qu’il interpellait d’autres personnes, parfois totalement étrangères à la romance. Car non, il ne faut pas s’imaginer que la romance empêche le féminisme. Je dirais même : au contraire !

C’est nous hihi

Merci à toutes les personnes qui sont venues nous voir à ce salon. Ça a été l’occasion pour moi de rencontrer Cassandra O’Donnell et de passer d’excellents moments en sa compagnie. J’ai aussi pu rencontrer « officiellement » Olivier Gay à côté de qui j’avais dédicacé à Saint Etienne en octobre dernier, comme quoi la soirée des auteurs n’a pas servi à rien 😉 Et j’ai pu revoir avec grand plaisir mes amies Oren Miller et Georgia Caldera, ainsi que Jane, bien sûr ^^

Moi et Jane à notre stand de dédicace

En résumé, c’est un salon où je retournerais avec beaucoup de plaisir si j’y étais à nouveau invitée 😉 Mais cette fois, je veux le chocolat ! Même si Lisa (Lisa dans les livres) m’en a si gentiment offert 2 tablettes, et que je ne suis pas honteusement rentrée de Suisse sans chocolat 😉

Merci Stéphanie (super attachée de presse) de gérer tout ça, on oublie trop souvent les personnes qui œuvrent dans l’ombre !

L’espace-temps éditorial

J’inaugure une petite section sur les questions qu’on me pose le plus souvent. Je ne prétends pas détenir une vérité absolue sur le statut d’auteur, et encore moins posséder une expérience de grand sage qui me place en position de Maître Jedi. Mais je me dis que peut-être le petit bout de chemin que j’ai fait jusqu’à présent pourra être utile à d’autres. Si vous avez des questions en particulier que vous souhaitez aborder, n’hésitez pas à me le signaler en commentaires ^^

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Le monde est divisé en deux vortex parallèles : celui des éditeurs, et l’autre. Nous sommes dans l’autre.

Les éditeurs sont une catégorie de personnes tellement à part, qu’ils méritent bien leur propre espace-temps. C’est un peu comme quand on monte dans le TARDIS avec le Docteur et qu’on part explorer l’Univers pendant des semaines, des mois… et quand on revient, il ne s’est en fait écoulé qu’une petite semaine. Voilà, les éditeurs voient les mois passer et pourtant, pour eux, ce n’est pas plus long qu’une semaine. Une fois qu’on a compris ça, on a compris tellement de choses…

tardis

Par exemple, une fois prévenu, on évite l’erreur de l’auteur aspirant débutant. Quand on est encore un bleu, un noob, on envoie enfin son manuscrit, tout content, et on attend.

Et on attend.

Et on attend.

Et on attend encore.

Et on emmène ton téléphone quand on va faire pipi, sait-on jamais qu’on reçoive une réponse pile à ce moment.

Puis on actualise son écran, ne pouvant croire que la boîte mail reste désespérément vide. Et dans le doute, on va encore actualiser.

Et on attend.

Et on risque fort de mourir de vieillesse avant d’avoir la réponse. Surtout que, naïf, comme tout noob qui se respecte, on n’a envoyé qu’à un éditeur en se disant que selon sa réponse, on aviserait pour la suite.

skeleton

Puis, quand on a vécu ça au moins une fois, voilà comment ça se passe pour les autres manuscrits : on envoie à tous les éditeurs dont la ligne éditoriale peut correspondre à notre roman. Et on passe à autre chose. On n’attend pas, on fait sa vie. Parce qu’on sait qu’il va s’écouler au moins 6 moins (au moins, hein, j’essaie d’être optimiste pour ne pas vous faire fuir) avant d’avoir une réponse qui sera probablement une formule copiée-collée envoyée à 99% des auteurs qui ont soumis leur manuscrit. Et sûrement que, dans cette réponse, on nous dira qu’on ne colle pas à la ligne éditoriale.

La seule façon de communiquer avec les éditeurs, c’est de se calquer sur leur rythme et de prendre un abonnement à Netflix, vous savez, pour passer le temps sans focaliser…

Mais il y a une bonne raison à ce délais long comme un film d’auteur moldavo-croate réalisé caméra à l’épaule. Les coulisses des maisons d’éditions, ce sont des centaines de manuscrits qui arrivent par voie postale, e-mail, hiboux et autres bouteilles jetées à la mer… chaque semaine. Alors à moins d’embaucher un tueur à gage pour éliminer en amont tous les aspirants auteurs qui soumettent leur manuscrit en même temps que nous à l’éditeur qui nous intéresse, il faut prendre son mal en patience.

À l’ère de l’instantané, où tout est à portée de clic, il est tentant de se précipiter vers le premier petit éditeur qui nous proposera un contrat. Méfiance, j’en ai fait les frais et j’ai eu la chance que ma sœur -juriste-, m’aide à casser le contrat avant même la publication du livre. L’éditeur voulait mettre une monstroplante en couverture de mon roman, véridique. Je ne compte pas les auteures qui m’ont demandé mon aide en privé pour s’enfuir loin d’une maison peu scrupuleuse, et je fais au mieux à chaque fois pour les sortir de ce bourbier juridique. Mais l’idéal est quand même de se poser et de réfléchir sérieusement avant de signer quoi que ce soit. Sinon, je vais être obligée de finir par faire payer mes bons et loyaux services.

Aussi négatif que ce premier billet sur ce milieu soit, n’oubliez pas que patience est mère de toute vertu (oui des fois je balance un bon vieux proverbe, comme ça) et que 12 mois d’attente, c’est 12 mois que vous pouvez mettre à profit en écrivant un autre roman. Mince, j’ai oublié de la dire dans le bon sens pour vraiment faire Yoda. Je reprends : Que patience est mère de toute vertu oublier tu ne dois pas. Écrire un autre roman pendant l’attente tu dois.

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