• Comédie Romantique / Romcom / Romance de Noël
  • One-Shot (Tome Unique)
  • 1° édition 2020
  • Disponible en grand format papier et numérique

Présentation

Cher père Noël, je veux un amoureux, sinon rien !

Je rêve d’un Noël romantique, comme dans The Holiday ou Love Actually : une histoire d’amour et de flocons, avec un zeste de guirlandes lumineuses. Ce n’est pas si compliqué, non ? À croire que si, vu que l’an dernier, mon mec m’a larguée juste avant les fêtes !

Cette fois, pas question de me laisser abattre : j’aurai mon Noël parfait ! Et ni cette poule maléfique ni mon Écossais de patron sexy et tyrannique ne m’en empêcheront !

Pour ça, il me faut :

– Des décorations à gogo

– Une playlist pour l’ambiance

– Des litres de chocolat chaud (avec ses mini marshmallows, bien sûr !)

– Un programme d’activités noëliennes en béton

– Un gallinacé possédé par Satan

– Une famille envahissante

Attendez, non : pas le poulet ! Pour la famille, en revanche, pas le choix… Il faut savoir faire des concessions.Avec ou sans mec, mon Noël sera idyllique. Enfin… si ça pouvait être « avec », je ne dis pas non ! Et si Madden McCarty, mon voisin mannequin pour sous-vêtements, se porte volontaire… Ma foi, dans ma grande générosité, je suis prête à accepter.


Quand une célibattante se met dans la tête de réaliser son rêve d’un Noël digne des téléfilms de décembre, on oscille entre Bridget Jones et L’accro du shopping, version sapin et lutins !


Tu l’as lu ?

N’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon (et/ou les autres plateformes de lecture), car il peut aider d’autres lectrices et lecteurs à lui donner sa chance ! Merci à toi ^^


Mot de l’autrice

Je voulais écrire une romance de Noël depuis si longtemps ! Et ça a été un réel plaisir de me lancer dans cette première histoire ! Même si c’était très étrange de me plonger dans la neige et les sapins en plein été : et oui, pour qu’il soit prêt en décembre, il a fallu que je m’y prenne à l’avance !

Je me suis vraiment amusée à raconter ce conte de Noël version chicklit romcom enfin bref, avec un brin de folie, comme toujours, et j’ai hâte de recommencer !

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Vos avis

Cette romance saura vous plaire, elle a plusieurs plots : Père Célibataire, Boss & Employée ou encore Fausse Relation. C’est une clean romance alors si vous cherchez une histoire d’A fun, qui fait du bien avec un couple décalé, ne ratez pas Ma romance de Noël (presque) parfaite !

Iliza, Books n’ Unicorns

Imaginez vous dans un chalet, près du feu, sous un plaid…avec ce dernier roman de Fleur Hana. C’est sur vous allez passer un bon Noël !

Cette comédie romantique nous régale comme des petits sablés aux épices…mais attention de ne pas s’étrangler en rigolant !!!

Merci Fleur

Céline

Si vous avez envie de passer un moment cocooning, avec un plaid, une boisson chaude et un feu de cheminée, et le tout avec une très bonne lecture alors n’hésitez pas à le faire avec cette romance de Noël signée Fleur Hana.

Marie Nel

Premier chapitre offert

Chapitre 1

Cette poule cherche un moyen de m’éliminer. Je le sais à sa manière insistante de me fixer. Déjà, les yeux d’un gallinacé ne sont pas hyper rassurants, de base. Mais quand ils sont braqués sur moi comme les siens, je rêve d’une broche tournante et d’un jus bien grésillant.

– Salut, Nina, t’as encore oublié tes clefs dedans ?

Liam remonte la bretelle de son sac sur son épaule et me sourit depuis le bas des escaliers.

Je suis installée à l’extérieur, sur le côté de la villa où il vit avec son père. Quand on arrive, l’allée se sépare en deux pour permettre de se rendre chez eux, ou chez moi à l’étage de leur garage et accessible par dehors.

Qu’est-ce que je disais : sa poule n’a pas bougé à son approche, c’est bien que quelque chose cloche. Ces bestioles ne sont pas censées se précipiter à la rencontre de celui qui les nourrit ? Y a un truc pas net avec elle, et je l’ai senti dès la visite de l’appartement que je loue à mon patron depuis presque un an. Je me rappelle encore l’annonce qui précisait que les chiens et les chats n’étaient pas autorisés, à cause de l’animal de compagnie du propriétaire. Vu le loyer demandé, je ne me suis pas méfiée, et j’ai naïvement trouvé ça sympa d’avoir une cocotte à domicile. Tu parles, sympa ! Dès que ses maîtres ont le dos tourné, elle recommence ses manigances et imagine ma mort de mille façons. Avec ses pattes acérées et son bec pointu, je suis sûre qu’elle a déjà sélectionné quelques attaques…

– Cette fois, ce n’est pas de ma faute, je réponds au fils de mon boss. Il y a eu un courant d’air et la porte a claqué pendant que je venais en aide à Poulette.

Il sourit et je sais qu’il ne me croit pas, pourtant, il entre dans mon jeu.

– Elle était en danger ?

– T’as pas idée ! J’ai vu un renard se faufiler sous la clôture. Je n’ai écouté que mon courage et je suis sortie pour le chasser, sans penser un seul instant à ma propre sécurité. C’est dire si je suis dévouée à cet animal…

– T’es sortie pour aider ma poule, à 7 heures du matin, avec tes chaussures à talons et… C’est pas la robe que tu portais hier avant de voir tes sœurs ?

Ce gamin est trop fin observateur pour son bien.

– C’est important de s’apprêter, y compris pour aller faire trois courses, ou sauver le monde, je réplique sans masquer mon sourire.

Le sien ne dure pas longtemps, il a l’air préoccupé.

– Raconte, je l’encourage à se confier au lieu de lui demander le double de chez moi.

Car il a raison, bien sûr : ça fait une heure que je me gèle les fesses sur les marches de l’escalier. Il était trop tôt pour appeler Madden. Le fait est que j’étais pressée de retrouver les filles pour ma soirée de repos. Surtout que pour une fois, on sortait au lieu de squatter chez moi. Et, oui, un courant d’air a claqué la porte. Celui provoqué par le mouvement de mon bras la refermant, mais c’est un détail.

– C’est Lily…

Liam évite mon regard. Je descends à son niveau et l’invite à s’installer à côté de moi.

– Elle a tenu la main de Bastian et il raconte partout que c’est sa petite amie.

– J’ai loupé un épisode, je note en passant un bras autour de ses épaules. Je croyais que c’était officiel, vous deux. Vous aviez même un nom de ship –que je trouve super cool, au passage.

C’est lui qui m’a appris ce qu’est un nom de ship, qu’on connaît aussi sous le terme « brangeliner », en référence à Brad Pitt et Angelina Jolie. Il s’agit de contracter les deux prénoms pour en former un nouveau, souvent bizarre, mais accrocheur. Lilyam : ils étaient faits pour se mettre en couple, non ? On n’ignore pas ce genre de signes du destin, ça porte malheur.

– Ouais, ben, je sais pas… En plus, il pue de la bouche, comment elle peut avoir envie de l’embrasser ?

– Ils se sont déjà embrassés ? je m’étonne.

Je sais que les jeunes sont de plus en plus précoces, mais 11 ans… Tu fais quoi de concret, à cet âge ? Un smack tout au plus. Enfin je crois, maintenant, plus rien ne me surprend. Et pourquoi je pense comme une ancêtre ? Allez-y, les jeunes, roulez-vous des pelles ! Pardon, j’ai perdu le fil. Heureusement, Liam suit et soupire avant de lâcher :

– Non, mais j’suis sûr qu’il va essayer.

– Tu veux qu’on établisse un plan pour casser son délire ?

– Tu ferais ça ? il me demande avec tellement d’espoir que je me dois de me rallier à sa cause.

– Bien sûr. Pour commencer, on pourrait l’inviter après l’école et lui présenter Poulette. Avec un peu de chance, le démon qui la possède décidera que Bastian mérite un bon picotage. Elle pourrait lui épiler les poils des jambes un par un, à coup de bec, tu en dis quoi ?

Il éclate de rire : mission accomplie.

– Non, sérieusement, je suis sûre qu’en plus de puer, il a d’autres tares, j’insiste quand il redevient soucieux.

– Ouais, mais si Lily l’aime bien…

– Tu sais quoi ? Si elle n’est pas capable de voir que tu es tellement mieux que cette boule puante ambulante de Bastian, y a pas photo : cette fille n’est pas pour toi !

Il n’est pas convaincu par ma tirade, et pour cause : je me souviens à quel point j’étais entêtée à cet âge. Peu importait si mon objectif était à ma portée ou non, je ne voulais rien entendre. Il fallait que je me casse la figure seule pour enfin admettre que je n’étais pas sur la bonne voie. Et encore, je devais parfois me vautrer à plusieurs reprises pour comprendre. La rumeur raconte que je n’ai pas changé. C’est fou ce que les gens sont médisants…

– Il a un vélo ? je tente à nouveau.

– Un super VTT, il se la pète avec.

– On peut lui crever les pneus !

– Ou pas.

Pris en faute, Liam et moi nous redressons, comme deux gamins, alors que j’ai 26 ans et que Madden n’est pas mon père. Pourtant, à la manière dont il me regarde et au ton sans appel de son intervention, je suis clairement dans la panade. Je ne compte pas le nombre de fois où nous entrons en conflit, lui et moi. D’ordinaire, ça se produit dans son bar et il y est plutôt cool sur les conséquences. Là, en revanche, il s’agit de son fils et je suis dans le coin depuis assez longtemps pour savoir que j’ai dépassé les bornes. Selon ses critères, bien sûr, car selon les miens, quand on dédramatise une situation pour aider un collégien à se sentir mieux, y a pas mort d’homme.

– Va m’attendre, il lance à Liam en lui tendant ses clefs.

Il attend que nous soyons seuls et passe à côté de moi sans un mot et en laissant un bon espace entre nous. Il fait toujours ça, Holly pense qu’en tant que patron, il se protège contre les plaintes de harcèlement. Moi, je suis persuadée qu’il me tolère par professionnalisme, car il ne m’apprécie pas beaucoup. Il monte jusqu’à la porte qu’il déverrouille. Au moment où j’imagine m’en tirer facilement (la fatigue me fait baisser la garde) et entre chez moi en marmonnant un discret merci, il m’interpelle.

– Ne fourre pas des idées de ce genre dans la tête de mon fils.

Je me retourne pour lui expliquer que je plaisantais et que je n’aurais jamais mis cette menace à exécution, mais il n’a visiblement pas fini puisqu’il ne me laisse pas en placer une et enchaîne :

– N’interviens pas dans son éducation.

Pour le coup, il me blesse et il le sait. J’adore passer du temps avec Liam. Dès qu’il termine les cours, il rejoint son père au bar : on se voit souvent, ça crée des liens. Sans parler de toutes les fois où on discute dans les escaliers, quand on se croise.

– J’ai encore le droit de lui adresser la parole, ou tu vas demander une ordonnance au juge pour me tenir éloignée ? je l’interroge en serrant les dents.

Il m’observe quelques secondes en silence. Le problème avec mon patron, c’est qu’il a un physique distrayant. Alors que je devrais conserver une attitude belliqueuse pour manifester mon désaccord, je note tous les détails qui font de lui un homme sexy, et donc, dangereux.

Il y a cinq ans, Madden McCarty était le mannequin vedette de la marque de luxe Dandy’O, spécialité sous-vêtements. Pour faire simple : il pourrait toujours l’être s’il le souhaitait. Il a cependant préféré raccrocher ses boxers pour monter l’entreprise qui me permet de payer mes factures et d’avoir un toit au-dessus de la tête. Malgré l’arrêt de son activité pour laquelle son corps était parfait, il a maintenu ses réseaux sociaux, en particulier Instagram où il est suivi par près de sept cent mille abonnés. Moi y compris. Il utilise ce compte pour la promo de son bar et de la bière qu’il brasse lui-même. Il a capté que plus il montrait ses abdos, plus il attirait de clients. En d’autres termes, à 32 ans, il est bien foutu, il le sait, et j’en oublierais presque notre dispute si lui n’avait pas une bien meilleure capacité d’attention que moi.

– Ne t’enferme plus à l’extérieur, Loreena, et réfléchis quand tu t’adresses à un gamin de l’âge de Liam. Tu penses qu’il a saisi l’humour ? Qui va devoir rattraper ça, d’après toi ?

Il avance d’un pas vers moi, et si je ne le connaissais pas, je pourrais le trouver menaçant, tant cette proximité est rare. Après tout, quand on plafonne comme moi à moins d’un mètre soixante et qu’on a un type de plus d’un mètre quatre-vingts en face de soi, être intimidé serait un réflexe logique et sain. Pourtant je sais qu’il veut seulement s’assurer que j’ai bien compris le message, pas se la jouer mafieux. Cet échange n’est pas isolé : Madden est pire qu’une maman louve avec son fils, il passe son temps à le surveiller comme du lait sur le feu. Honnêtement, étant moi-même sans enfants et pas près d’en avoir, je ne me permettrais pas de condamner la manière dont il éduque le sien. Mais il devrait se détendre un peu : je suis sûre que les potes de Liam au collège ont des suggestions bien moins fun et plus risquées que mon idée de crever les pneus d’un vélo.

– Je veillerai à ne plus te déranger, merci de m’avoir ouvert.

– Ne sois pas en retard.

– Je ne suis jamais en retard, je rétorque, piquée au vif.

Il laisse traîner ses yeux clairs sur ma tenue et je résiste à l’envie de me dandiner sous son attention. Le pouvoir lui monte vite à la tête quand il me regarde avec son air réprobateur de pater familias. Il est à peine plus âgé que moi, faudrait voir à pas oublier ce détail. Certes, il a déjà une entreprise qui cartonne, une carrière de mannequin et un gamin à son actif. Mais ça ne fait pas de lui un grand sage, ni de moi, une jeune écervelée à qui il faut faire la morale. Enfin, dans son esprit, il semblerait que oui. Me retrouver à la porte de chez moi pour la quatrième fois depuis que je vis ici n’aide pas, question crédibilité.

Je ne sais plus de quoi on parlait, j’ai bugué sur ses yeux. Quitte à me faire réprimander comme si j’avais 10 ans, autant que ça en vaille la peine et profiter de la vue. Même si je déteste son attitude condescendante. Il s’en va enfin, me permettant de mieux respirer, et Poulette le suit de son regard flippant. Je souffle :

– Attaque ! Attaque le méchant monsieur, cocotte !

– Quoi ?

Je sursaute en réalisant ne pas avoir été assez discrète.

– Non, rien, je disais juste « à l’attaque d’une nouvelle journée, mon pote ! »

Madden plisse les yeux et je lui offre mon sourire d’ange. Celui qui m’a valu tellement de cadeaux dans les boutiques de mon village, petite. Le marchand de bonbons ? Cadeaux. La fleuriste ? Cadeaux. Ma mère prenait toujours soin de m’amener avec elle lorsqu’elle faisait ses courses. Même chez l’esthéticienne, je papillonnais de mes longs cils fournis, et souriais avec une candeur totalement feinte, et je repartais avec des cadeaux que ma mère s’empressait de récupérer en prétendant qu’on les avait durement gagnés à deux.

Au grognement d’ours et à la démarche saccadée de mon propriétaire lorsqu’il s’éloigne, je ne dois pas trop m’avancer en disant qu’il est immunisé contre mon arme secrète. Ça en fait un sur deux, car le jean qui a l’air d’avoir été cousu à même ses cuisses et moule son petit derrière comme une seconde peau, confirme que je suis loin d’être insensible à ses charmes. Ah oui, l’autre problème avec mon patron ? Je suis amoureuse de lui, et ma vie ressemble à un mauvais scénario de téléfilm à petit budget. Bah ouais, pas les moyens pour les effets spéciaux quand on économise pour monter son entreprise !


Nouvelle spin-off offerte

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