Phoenix Ashes – Génération 1 – Tome 3/?

  • Romantic Suspense / Romance Bikers / Romance MC
  • Univers : Phoenix Ashes
  • Série : Génération 1 – Tome 3
  • 1° édition 2021
  • Disponible en grand format papier et numérique

Présentation

J’avais une règle : pas de biker…

Mia

Chaque vendredi, je viens au club-house des Phoenix Ashes pour retrouver ma meilleure amie. Excuse minable que je me répète pour ne pas admettre la vérité. Celle qui enfreint la seule règle de survie lorsqu’on fréquente ce club : pas de biker. Et pourtant, je sais que tous les week-ends, c’est lui que je cherche.

Le trouver me mettrait dans la merde.

Spark

Mon VP a été clair : « Personne la touche ». Alors je touche pas. Je regarde à peine et j’ose presque pas respirer dans sa direction. Ce serait plus facile si elle me bouffait pas des yeux dès qu’elle se pointe au MC. Je m’en sortais pas si mal, jusqu’à cette nuit passée dans ma piaule, juste elle et moi.

Là, j’ai su que j’étais dans la merde.

Cette romance se déroule dans le milieu des clubs de moto 1% (hors-la-loi) et comporte des scènes de sexe et de violence.


Tu l’as lu ?

N’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon (et/ou les autres plateformes de lecture), car il peut aider d’autres lectrices et lecteurs à lui donner sa chance ! Merci à toi ^^


Mot de l’autrice

J’adore tellement retourner dans cette premier génération, surtout pour lier les histoires d’avant avec celles “d’aujourd’hui”, des romans de la seconde génération !

Écrire l’histoire de Mia, la BFF d’Elena au lycée, était une évidence pour moi, surtout quand j’ai su avec qui elle allait se retrouver ! Je me suis régalée, et même parfois, j’ai regretté de n’écrire qu’une novella sur ce couple. Mais qui sait… on les retrouvera peut-être dans d’autres tomes ?


Vos avis

Un super moment de lecture qui confirme qu’on va ce triturer les méninges en attendant Irish.

YOLO28 (Amazon)

Sans surprise il s’agit d’un coup de cœur pour ce nouveau tome de la série Phœnix Ashes.
En quelques pages l’autrice arrive à nous surprendre et à nous emmener dans cette univers de biker.
Chaque tome je les attend avec impatience et jamais déçus. Hâte de pouvoir découvrir le prochain !

Cora

Alors que dire encore une magnifique histoire !

Plonger et replonger dans la vie du MC on ne se lasse jamais de cette grande famille merci Fleur

Sarah
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Premier chapitre offert

Prologue

Le déchirement dans mon ventre m’empêche de poursuivre. Je m’écroule au sol, me rattrapant in extremis, les mains en avant. Impossible en revanche de maîtriser la suite. Je suis déjà en position foetale et j’entends Elena crier d’appeler Doc. Moi, je sais pourquoi ça me tombe dessus : le stress, l’angoisse, la peur… Pas la peine d’avoir fait médecine pour comprendre que je ne contrôle pas ces émotions. Et avec la discussion qu’on vient d’avoir, elles sont au maximum.

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Mia

Dès que je passe le portail après avoir salué le prospect de garde ce soir, mon corps est en alerte. Chaque parcelle de mon être sait. Je me trouve sur le territoire des Phoenix Ashes. Je suis peut-être une amie du club, il n’en est pas moins un gang dont je préfère tout ignorer des pratiques illégales. Le parking sur ma gauche est entièrement occupé par des motos. De la part de bikers refusant le système régissant le reste de la population, on s’attendrait à moins de discipline. Elles sont pourtant garées en rangées régulières et espacées. Chaque fois que je prends le temps de les observer de plus près, j’avoue éprouver une étrange attirance pour ces machines. Déjà, isolées, ce sont des deux-roues imposants, alors en groupe…

Je me souviens quand je vivais encore à Roseville, on s’arrêtait toujours avec les copines, comme tous les gens dans la rue quand les bikers débarquaient. Peu importait ce qu’on était en train de faire, même les conversations restaient en suspens le temps de regarder passer le club de motos. Il s’est installé chez nous il y a moins de dix ans, mais à les voir faire la loi en ville et dans les comtés voisins, on pourrait croire qu’ils sont implantés dans la région depuis plus longtemps.

Je sors de ma contemplation lorsque des acclamations retentissent sur ma droite. Je reconnais le son qui déclenche les cris des membres et de leur « entourage » ou « hangaround », c’est-à-dire ceux qui traînent au club-house, mais ne font officiellement pas partie des leurs et n’arborent ainsi pas de gilet de cuir orné de leur logo. Un emblème reconnaissable entre mille, surtout par ici : un phénix tout simple affichant le nom du club. Pas de tête de mort ou de flammes de l’enfer, efficace et sobre. Un autre bruit mat déclenche une nouvelle vague de clameurs enthousiastes et rageuses : certains ont gagné leur pari et d’autres viennent de perdre de l’argent.

Je tourne les yeux vers le lampadaire éclairant l’espace jusqu’à l’entrée derrière l’attroupement. C’est plus fort que moi : je voudrais ne pas regarder, mais j’en suis incapable. Chaque week-end quand je me libère pour rendre visite à mon amie (presque tous, en somme), j’ai droit au même spectacle. Les comédiens varient, la pièce reste la même. J’aimerais réussir à me convaincre que je ne viens voir qu’Elena…

Entourés de plusieurs membres officiels du club et de civils, deux hommes torse-nu se battent. L’écho qui a attiré mon attention est celui de corps qui se heurtent… et des os craquant sous l’impact. Je contemple cette violence qui m’était étrangère avant de fréquenter la famille d’Elena. La première fois que j’ai assisté à un de ces combats, je me suis retrouvée tétanisée par une fascination que je savais malsaine mais dont j’ai été incapable de me détourner. Aujourd’hui, l’habitude ne change pas grand-chose : je suis toujours attirée par tout ce que je déteste et qui m’hypnotise à la fois.

Un des deux combattants tombe et, signifiant sa reddition, arrête le coude de son adversaire avant qu’il ne s’abatte sur lui. Ce dernier se redresse et lève les bras en un geste universel de victoire. Puis ses yeux clairs se posent sur moi. Je le reconnais direct. Pas besoin de plus de lumière pour savoir qu’il s’agit de Spark. Le motard dont les cheveux blond foncé lui arrivent au milieu du dos s’immobilise et serre les poings contre ses cuisses sans cesser de me fixer, n’accordant pas une seconde de son attention à la fille qui s’accroche à lui en sautillant. On n’en est pas à notre première danse du genre, lui et moi. Il me perturbe et je suis incapable de le lui cacher. Car je ne suis pas aveugle : il me veut. D’une façon aussi animale que tendre. Dichotomie déstabilisante à laquelle je suis loin d’être indifférente. La détermination de son regard suffit à me sortir de cette torpeur malsaine, car induite par un comportement que je condamnerais partout ailleurs. Ici, comme je le disais, à partir du moment où j’entre sur le territoire des Phoenix, je deviens presque une autre. Pas au point d’en oublier à qui j’ai affaire, cependant. C’est la raison pour laquelle je me désintéresse du road captain et contourne l’attroupement toujours compact. Je vais retrouver celle par le biais de qui j’en suis venue à fréquenter une bande de hors-la-loi.

Car je ne sais pas me mentir, et non, je ne suis pas ici uniquement pour mon amie.

Je peux faire semblant tant que je le souhaite, je le sens malgré tout me suivre des yeux jusqu’à ce que j’entre dans la salle commune. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur que ma gorge se desserre et que mon pouls ralentit. Je trace aussitôt au bar, il n’y a rien qu’un whisky ne puisse apaiser. Séréna est au comptoir ce soir, comme souvent. Tout le monde apprécie sa façon de travailler derrière le zinc, et elle prouve une fois encore qu’elle est au top, puisqu’un verre m’attend avant même de l’avoir demandé. Je lui souris, avale une gorgée, puis prends le temps de m’asseoir. Un léger goût amer me rappelle que si je garde une apparence déterminée face aux autres, je ne convoite pas moins ce que je me suis interdit.

– Merci, t’es une reine, je lance en guise de bonsoir.

– T’es blanche comme un cul, je me suis doutée que ça urgeait !

Elle se marre et je l’accompagne sans hésiter. Je suis ridicule. Spark ne me fait pas peur. Pas de la façon dont il le devrait, en tout cas. Si j’étais saine d’esprit, je craindrais ses activités parallèles, ses relations, le fait qu’il soit déjà allé en prison et qu’il puisse mettre KO un homme de presque deux fois son poids. Ce n’était pas le combat de ce soir, mais un autre que je n’oublierai pas de sitôt, un qui m’a foutu la trouille. Je me suis détestée d’avoir cette réaction. Car en entrant dans l’univers de ma meilleure amie, j’ai immédiatement pris cette décision : je ne tomberai pas amoureuse d’un membre des Phoenix Ashes. Pas quand être sa « régulière » implique d’avoir peur pour lui, demeurer dans l’ombre et l’ignorance, et le regarder risquer sa peau sans possibilité d’intervenir. En réalisant, ce soir-là, que Spark allait s’opposer à un type qui avait largement l’avantage physique, j’ai eu un aperçu de cette vie. Et j’ai haï l’impuissance induite par cette terreur monstrueuse de le voir perdre. Sur la touche, parmi la foule des abrutis pariant sur celui qui allait s’en prendre plein la gueule, j’aurais été un visage au milieu des autres, régulière ou non. Il n’aurait rien eu à foutre de mon avis et c’est bien là tout le problème. J’ai besoin que le mec qui partagera ma vie accorde plus de crédit à mon opinion que mes parents l’ont fait toute ma vie.

On se fout de savoir si Spark joue le rôle principal de tous mes fantasmes, ou s’il n’a jamais eu un mot ni un geste pour alimenter ces fameux délires. Je dois me rappeler que je suis là pour Elena, garder le contact avec elle, son fils et vaguement son mari. On ne va pas s’emballer, Priest n’est pas le genre de gars avec qui on papote, il est plutôt taciturne, voire carrément flippant. S’il était l’ombre, Spark serait la lumière… Tout aussi dangereux, mais avec le sourire. Un putain de sourire auquel pas une des filles ne résiste, au club. Non pas qu’elles voudraient résister, je ne me fais aucune illusion.

J’avais du mal, au début, je ne les comprenais pas. Écarter les cuisses pour se mettre à la disposition d’une bande de primates… pardon, mais on régresse, là, non ? Faut me rappeler pourquoi on brûlait nos soutifs il y a une quinzaine d’années si, au final, on s’offre volontairement en pâture aux hommes. En réalité, après de longues discussions avec Nathalie, la femme du président du club, et Elena, j’ai compris que la véritable liberté était d’avoir le choix. Si le leur se traduit par une sexualité débridée, ça ne me concerne pas. Et si les mecs ont envie d’accepter, et soyons sérieux, je n’en ai pas croisé beaucoup qui refuseraient, c’est leurs affaires, pas les miennes.

J’ai pas le droit d’être jalouse quand Spark embarque une fille dans sa chambre. Je devrais m’estimer heureuse qu’ils baisent derrière une porte fermée, d’ailleurs. Je ne compte pas les fois où j’ai trébuché sur une partie de jambes en l’air. Jamais les siennes, c’est toujours ça de pris. Ce n’est pas comme s’il avait tenté de m’embarquer, moi… Même pas sûre que j’aurais refusé. Je sens que plus je le croise (car nos interactions se limitent à ça), plus je serais facile à cueillir, s’il en avait envie. Un soupir franchit discrètement mes lèvres. Je sais que je prends la bonne décision, mes arguments sont solides et je suis la première convaincue. N’empêche… Ça fait chier. Pas d’être sage, non, mais qu’il ne soit pas plus entreprenant. Même si je connais ses raisons, mon ego se fout de ça.

Spark

Ce con de Big D ne sait jamais quand fermer sa gueule. Faut toujours qu’il la ramène et qu’un de nous se dévoue pour la lui boucler. Ce soir, c’est tombé sur moi, et je ne peux pas dire que ça m’emmerde. Il est tellement facile à provoquer que c’est presque injuste pour lui. La perspective de gagner un peu de blé n’a rien gâché. Le temps d’organiser les paris, retirer nos patchs et faire quelques échauffements, et c’était parti. Le souci avec lui, c’est que ça dure jamais longtemps. Il gueule beaucoup, mais quand il s’agit de tenir plus de quelques minutes sur le ring (peu importe qu’il y ait physiquement un ring ou non), y a plus personne. Quand mes phalanges craquent légèrement en entrant en contact avec sa pommette, j’ai plusieurs certitudes en même temps : je viens de lui péter quelque chose, j’ai gagné, il faut que je baise. L’adrénaline d’un combat, même contre un de mes frangins, est le meilleur moment pour ça. Tu décuples les sensations sans t’encombrer de tout le superflu. J’ai pas le triomphe modeste, surtout pas contre lui : je sais que ça le fout encore plus en rogne. C’est du bonus, ça s’ajoute au pognon que je ramasserai tout à l’heure et que je claquerai sûrement la prochaine fois qu’on partira en run. J’ai pas trop de scrupules à plumer cette bande de trous du cul, ça finirait dans leur bide sous forme d’alcool.

Je savoure ma victoire un peu trop facile quand je la vois. Ça m’agace de suite. Pas qu’elle soit là, mais que j’y sois pas préparé. D’habitude, je gère grave l’impact qu’elle a sur moi. J’ai compris le message, mais au cas où je sois un peu lent, la femme de mon VP s’est appliquée à me rappeler que sa meilleure amie n’est pas sur le marché. Et comme on dirait que j’ai la réputation d’être vraiment abruti, Priest a précisé que si je touchais à un cheveu de Mia, j’aurais affaire à lui. J’ai capté, merci. Intellectuellement, c’est limpide. C’est bien le souci : mon corps s’en bat les couilles, lui. Littéralement, si on veut, puisque le sang pulse vers le sud. C’était déjà bien parti grâce au fight, disons qu’en apercevant ses grands yeux noisette, ça a fini de m’achever. Elle en a noirci le contour, comme toujours, et je devrais pas faire gaffe à ce genre de détail. Je suis observateur, pourtant je suis incapable de dire comment était maquillée la fille à côté de qui je me suis réveillé ce matin. Mia, c’est autre chose. Je connais ses piercings, je remarque quand elle en change les bijoux, je sais si elle a raccourci ses cheveux blonds, presque blancs, qu’elle porte toujours lâchés et qui lui arrivent en ce moment au milieu du dos. Comme moi, même si de mon côté, on dirait qu’une famille de ragondins a élu domicile dans ma tignasse, alors qu’elle, ça me démange d’y glisser les doigts.

Va falloir que je tire un coup, sinon je vais être insupportable. Même pour moi, je veux dire. Je suis un mec cool, vraiment pas chiant, marrant, et je suis le mouvement, en général. Y a pas plus organisé que moi pour les déplacements du MC, je suis le meilleur RC qu’on pouvait espérer avoir, en toute humilité. Mais je sais pas gérer la frustration sexuelle. J’ai tenté, pour la science. Très mauvaise idée. C’est comme si, gamin, j’avais zappé toute la partie apprentissage de la gestion du non. OK, tu refuses, je vais pas insister. Mais putain ce que j’encaisse mal ! Faut que je décharge d’une façon ou d’une autre. Ce soir, je cumule. Elle est obligée de me narguer, aussi ? Elle pourrait tracer sa route, chacun retourne à sa petite vie et on oublie. Non, faut qu’elle reste plantée là, à me mater comme si elle voulait me bouffer. Et ouais, je parle de cul, pas de nourriture. Je parle même de nous enfermer dans ma piaule et de n’en sortir que quand on n’aura plus le choix pour survivre et, justement, aller chercher à bouffer. Sinon ? Baiser, dans toutes les positions, et lui provoquer des orgasmes à la chaîne.

On dirait qu’elle a lu dans mes pensées : elle se décide enfin à se barrer. Est-ce que je suis plus détendu ? Pas du tout. En plus, Priest et Elena ne sont pas dans le coin. Je pourrais… T’sais… je sais pas… lui dire bonsoir. Salut. Un truc, quoi. Lui parler. C’est innocent et ça engage à rien. Puis si elle m’envoie pas chier, ça serait pas mal qu’on arrête de se tourner autour. Soit on assouvit cette envie, soit on devient potes, soit je deviens fou. Je sais ce que je préfère, on va voir ce qu’elle choisit.


Autres tomes de la série disponibles

Nath Phoenix Ashes Fleur Hana

Ordre de lecture de l’univers des Phoenix Ashes

  • Génération 1 : Nath
  • Génération 1 : Elena
  • Génération 1 : Mia

  • Génération 2 : Blade
  • Génération 2 : Ghost
  • Génération 2 : Sniper

L’intrigue de la génération 2 se déroule environ 25 ans après celle de la génération 1.

Les tomes de la génération 1 sont des novellas et peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Les tomes de la génération 2 sont une série à lire à la suite les uns des autres, car même si chaque livre se concentre sur un couple, le fil rouge nécessite de les lire dans l’ordre.


Guide de l’univers

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