Informations

  • Romance Young Adult
  • One-Shot (tome unique)
  • 1° édition 2019
  • Disponible en semi-poche

Présentation

Nous avons tous une bonne étoile, encore faut-il la trouver… Lycéenne solitaire et réservée, Amélia entretient toujours des liens très forts avec sa confidente, Maëva, malgré la distance qui les sépare. Elle ne souhaite qu’une chose : ne pas faire de vagues et s’acheminer discrètement jusqu’à la délivrance – le bac. Quand elle rencontre Samuel, elle ne s’attend pas à ce que le bassiste au coeur tendre bouleverse son existence. Prévenant, drôle et sécurisant, il l’amène peu à peu à s’ouvrir aux autres et à la vie. Toutefois, lorsque la jeune fille croise une connaissance du passé, tout bascule. Amélia découvre que certaines blessures ne sont pas refermées, au risque de lui faire perdre à la fois Sam et sa meilleure amie…


Tu l’as lu ?

N’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon (et/ou les autres plateformes de lecture), car il peut aider d’autres lectrices et lecteurs à lui donner sa chance ! Merci à toi ^^


Mot de l’autrice

Me lancer dans le Young Adult n’a pas été aisé, tant j’avais de doutes et d’inquiétudes quant à mon aptitude à le faire.

Même après avoir obtenu le prix eRomance dans la catégorie YA en 2020, les doutes sont encore là. Écrire pour un lectorat adolescent met une pression dingue.

Pour autant, j’ai adoré dépeindre Sam et Lia et j’espère que vous aimerez tout autant découvrir leur histoire !


Vos avis

5 étoiles ce n’est pas assez… parce que j’ai eu des frissons de la tête aux pieds… parce que j’ai eu les larmes aux yeux… parce que mon coeur a tambouriné fort dans ma poitrine… parce que j’ai ressenti quelque chose dans mon ventre… parce que ce roman m’a pris aux tripes… Parce que j’ai ri en lisant leurs joutes verbales… parce que j’ai espéré pour eux avec eux… parce que leur histoire est tellement belle… parce que… Je n’arrive pas à trouver les mots exacts pour transcrire ce que je ressens… Ce garçon,Sam, est parfait : dans ses gestes,son attitude. Lia est forte… Tous les deux, une évidence. J’écris à chaud, je viens juste de refermer le roman et en suis toute chamboulée. Un roman à lire, à partager, à offrir.

Lilate

Une pépite

Comment dire que ce livre m’a bouleversée, m’a émue à un point inexorable. L’histoire de lia et de sam c’est “bouleversifiant”. Fleur Hana aborde le mal être des ados, la méchanceté gratuite de certains et les dégâts qu’ils peuvent provoquer surtout quand cela se rajoute à une sombre histoire de violence. Comment vivre après avoir été détruit, lia va le découvrir grâce à sam. Et que dire de sam, il est incroyable, on a tous besoin d’un sam. Cette histoire est une pépite.

Sandwes

Émouvant et magnifique

Merci merci et encore merci ❤️

Je viens de finir que dis je de dévorer On comptera les étoiles et bien qu’il s’agisse de Young Adult j’ai été touchée émue triste révoltée pas forcément dans cet ordre d’ ailleurs 🤣

Fleur Hana y aborde des sujets durs parfois meme tabous et en tant que mère d’une Ado de presque 17 ans je le lui ai confié pour qu’elle aussi le lise et découvre Sam et Lia qui seront bien mieux que moi lui faire découvrir ces sujets au combien difficiles à aborder avec les ados 😔

Alors pour tout cela merci à toi Fleur Hana 😘

C M

Premier chapitre offert

Prologue

11 mois plus tôt

– Tu l’as tuée.

Il cligne des yeux. La musique diffusée dans les haut-parleurs est forte, peut-être ne m’a-t-il pas entendue par-dessus la chanson, alors je reprends, en élevant la voix :

– Elle est morte à cause de toi !

1 – Lia

La rentrée a eu lieu la semaine dernière et j’ai enfin la version définitive de mon emploi du temps dans les mains. J’avance dans le couloir jusqu’à la salle de cours tout en le relisant et peste :

– C’est encore Robert qui s’est chargé des plannings…

– Robert ?

Je sursaute et me retourne. Je pensais être seule devant la porte de la classe et je me parlais à moi-même, comme souvent. Sauf que d’habitude, je suis vraiment seule. En tout cas je crois l’être. Je ne sais pas qui est l’élève qui m’a surprise à râler, et même s’il était dans ma classe, je ne serais pas capable de l’identifier. Je ne connais encore personne, ici, mais je suis presque sûre que nous n’avons aucun cours en commun. Comme il me fixe en ayant l’air d’attendre une réponse, je finis par lui dire :

– Oui, Robert.

– Celui qui fait les emplois du temps s’appelle Robert ?

– Aucune idée.

– Mais tu viens de parler d’un certain Robert, non ?

– Il faut bien que le responsable de ça, je réplique en agitant ma feuille, ait un nom. C’est beaucoup plus facile de s’énerver contre quelqu’un dont on connaît le prénom. Sinon, ça donnerait « C’est encore monsieur X qui s’est chargé des plannings » et reconnais que ça a tout de suite moins de cachet.

– C’est sûr, mais pourquoi « Robert » ?

Pourquoi est-ce que je continue de m’exprimer, surtout ? Il me fixe sans ciller, très sérieusement. Je me retiens de grimacer et reprends en abaissant les épaules :

– Tu t’appelles Robert, c’est ça ?

– Oui.

Quelles étaient les probabilités pour que la seule personne qui m’entende soit un Robert ? Qui porte encore ce prénom, de nos jours, en plus ? Celui qui est en face de moi n’a pas du tout une tête à s’appeler Robert. Simon, peut-être. Ou Benjamin, à la rigueur. Mais Robert, non. Je n’imagine pas du tout un Robert avec des cheveux bouclés, bruns, et jusqu’aux épaules. Ni avec des lèvres charnues comme les siennes, ça ne colle pas. Robert n’aurait pas de grands yeux bruns et ce visage d’ange.

– Peut-être qu’on devrait te rebaptiser, je lâche sans réfléchir.

– Carrément ?

– Oui, ce serait mieux pour toi. Robert est à l’origine de toutes les idées les plus pourries, c’est trop dur à porter.

– Comme celle de la répartition de nos heures de cours ?

– Oui. Ou les ouvertures faciles.

– Je vois.

Le petit sourire en coin qu’il affiche m’encourage à continuer.

– Les horaires de la Poste, aussi, c’est un coup de Robert, je poursuis alors qu’une petite voix dans ma tête me conseille de la boucler.

– Les chaussettes dans les sandales, c’est lui aussi ?

– Sûrement, je ne vois pas qui d’autre.

Il croise les bras et lève un sourcil. Il me dépasse d’une quinzaine de centimètres, environ. À peu près, je n’ai jamais eu le compas dans l’œil, mais il est plus grand que moi.

– Du coup, on pourrait t’appeler autrement, parce que c’est dur à porter comme héritage, Robert.

– C’est sûr..

– Rassure-moi, dis-moi que tu te fous de moi et que tu ne t’appelles pas Robert.

– Je m’appelle Samuel.

J’en étais sûre ! Non, je l’ignorais, mais je l’espérais. Parce que ça aurait été vraiment nul comme premier contact avec un élève de mon nouveau lycée si j’avais démarré en insultant son nom.

– C’est moche ça, Samuel, très moche !

– Tu es en train de me dire que mon prénom est moche ?

– Non ! Mais me faire croire que tu t’appelles Robert, ça, c’est moche.

– Avoue que c’était assez tentant.

– Jamais. J’ai pour principe de ne jamais rien admettre.

Il sourit plus franchement. Je regarde machinalement autour de nous, il n’y a personne. C’est plutôt logique puisque les élèves sont soit en classe soit rentrés chez eux. Seuls les latinistes dans mon cas ont deux heures de permanence au beau milieu de l’après-midi. Et Samuel, visiblement.

J’en profite pour l’observer à nouveau, puisqu’il en fait autant de son côté. Son menton est fin et j’y distingue une petite fossette au milieu. Je prête toujours attention à ce genre de détails, surtout que j’ai lu quelque part que c’est génétique. Depuis, ça m’intrigue. J’imagine que son père ou sa mère a la même. Je descends le regard un peu plus bas et découvre un t-shirt sur lequel on peut voir un T-Rex qui ne parvient pas à tenir le guidon du minuscule vélo sur lequel il est assis. Comme pour me permettre de mieux voir ce qui est inscrit sous l’illustration, il décroise les bras et je lis : « No, you can’t. » Je ris franchement et reporte mon attention sur son visage. Il ne s’est écoulé que quelques secondes, mais ce sont des secondes embarrassantes car ni lui ni moi ne parlons. Il faut que je trouve quelque chose à dire puisqu’il n’a pas l’intention de continuer son chemin. Ce qui m’arrangerait, bien sûr. Parce que je sens que si je parle, je vais encore dire n’importe quoi et qu’il se moquera de moi.

Alors je le détaille un peu plus, je ne suis pas à ça près, et je remarque son jean ajusté. Très ajusté. Voilà un sujet de conversation :

– Si tu veux des enfants un jour, tu devrais faire attention aux fringues trop moulantes.

Je remonte les yeux d’un coup. Non seulement je le mate, mais en plus je lui parle de sa fertilité comme si nous étions intimes. Je savais que j’aurais mieux fait d’attendre qu’il prenne la parole. Il aurait fini par craquer. Pourtant, si j’en juge par son air détendu et satisfait, quelque chose me dit que je l’amuse. Il garde toujours le silence sans cesser de me dévisager, ça commence à devenir un peu bizarre. Je replace machinalement une pince dans mes cheveux et détourne les yeux en murmurant :

– Je viens de te mater.

Verbaliser mes pensées m’aide à apaiser ma conscience. Mais le bénéfice ne va pas beaucoup plus loin, alors n’ayant aucun instinct de préservation, je continue :

– Je devrais te présenter des excuses pour t’avoir objectifié.

 – Tu devrais, oui.

Enfin il s’exprime au lieu de me laisser m’enliser dans mon embarras. Je réplique aussitôt :

– Mais je crois que tu as aimé ça.

– Je n’oserais pas.

– Tu te moques encore de moi.

– C’est possible. Samuel Marquez, ajoute-t-il en me tendant la main.

– Je sais, tu viens de me le dire, je lui rappelle.

– Oui, et donc, c’est ton tour.

– Mon tour de quoi ?

– Ôte-moi d’un doute : c’est juste moi ou cette conversation est surréaliste ?

– Au départ, je me parlais à moi-même. Si tu t’incrustes dans un monologue, ne t’étonne pas que ça t’échappe.

– Ceci explique cela ?

– Tu attends le cours de latin ? je lui demande enfin.

– Non, j’allais au distributeur quand je t’ai entendue marmonner. Si tu lâches ma main, on peut s’y rendre ensemble et je t’offre un café.

Je desserre subitement les doigts, n’ayant pas réalisé que je le retenais en otage.

– Le café, c’est pour te faire pardonner ? je l’interroge pour changer de sujet.

– Me faire pardonner de quoi ?

– Exactement.

Il secoue la tête en souriant et murmure :

– Surréaliste… Alors ?

– Je ne bois pas de café.

– Chocolat ?

– Il fait encore trop chaud. Le meilleur moment pour boire une tasse de chocolat, c’est quand l’automne arrive. Aux premières pluies, tu te blottis sous un plaid avec un livre et un mug de chocolat.

Il continue de me scruter en silence.

– Je parle trop, c’est ça ?

– Un peu, mais ça ne me dérange pas.

– C’est cyclothymique.

– De quoi ?

J’aime les mots compliqués et j’aime les utiliser dans des conversations banales. Mon challenge personnel est de régulièrement caser des ovnis comme ça. Mon plaisir est qu’on me demande de les expliquer, mais ça arrive rarement. Souvent, les gens font semblant de comprendre parce qu’ils ont peur d’avoir l’air stupides. Alors qu’il n’y a aucune honte à essayer d’élargir ses connaissances en posant des questions. Du coup, Samuel est quelqu’un qui m’est tout de suite sympathique. Il n’a pas essayé de faire semblant.

–  Cyclothymique. C’est joli, non ? Dans l’exemple que je citais, ma tendance à ne pas me taire, ça signifie que j’ai des périodes où je parle presque en continu au point de parvenir à m’auto-souler. Et d’autres où je n’ai rien à dire. Tu vois, c’est par cycle. Cycle, cyclo… tout ça.

– Pendant tes moments de silences, en fait, tu réfléchis à tout ce que tu vas dire quand tu auras à nouveau envie de parler ?

– Oui ! C’est tout à fait ça ! Toi aussi ?

– Non, mais c’est logique. Et oui, c’est un joli mot. Tu fais partie du CDMO ?

À mon tour d’avoir l’air perdue. Il n’attend pas que je le lui demande, et éclaire ma lanterne avec autant d’enthousiasme que moi :

– Le Comité de Défense des Mots Oubliés.

– Oh, bien trouvé. Mais je crois que ce comité n’existe pas.

– Tu pourrais le créer.

– Tu en ferais partie ?

– Oui, je serais membre honorifique puisque j’ai inventé le nom.

– D’accord, mais j’en serais la présidente.

– Ça marche.

Je hoche la tête en me demandant, finalement, quelles étaient les probabilités que je tombe sur quelqu’un d’aussi bizarre que moi. À moins que je ne sois pas bizarre, en réalité ?

– Jus de fruits, je déclare fermement.

– C’est un nouveau jeu où il faut balancer la première idée qui nous traverse l’esprit sans réfléchir ?

– Je veux bien que tu m’offres un jus de fruits pour te faire pardonner. Essaie de suivre. – Pardon, je serai plus attentif. Jus de fruits donc, on y va ?

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