Phoenix Ashes – Génération 2 – Tome 3/6

  • Romantic Suspense / Romance Bikers / Romance MC
  • Univers : Phoenix Ashes
  • Série : Génération 2 – Tome 4
  • 1° édition 2021
  • Disponible en grand format papier et numérique
Irish - Phoenix Ashes

Présentation

Se protéger la met en danger…

Demander de l’aide aux Phoenix Ashes était ma dernière carte, et je viens de la jouer. En échange de leur soutien, je travaille pour eux.

Plus précisément, pour Irish, un patron tyrannique qui n’a aucune envie de bosser avec moi. Ça tombe bien, je déteste être sa secrétaire. Mais je n’ai pas le choix, deux autres vies dépendent de moi.

Le piège ? En débarquant à Roseville, j’ai attiré l’attention de ceux que je fuis depuis plus de deux ans. Et ils arrivent…

Dans cette suite des Phoenix Ashes, Satine entre dans un club en guerre où elle pourrait trouver et déclencher plus de problèmes que de solutions…

Découvrez enfin ce quatrième tome de la romance aux airs de Sons of Anarchy !


Tu l’as lu ?

N’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon (et/ou les autres plateformes de lecture), car il peut aider d’autres lectrices et lecteurs à lui donner sa chance ! Merci à toi ^^


Mot de l’autrice

Après Sniper, la pression était dingue pour écrire ce tome. Honnêtement, il y a eu plusieurs moments où je me suis dit “tant pis” dans des accès de panique XD Heureusement, je suis tellement bien entourée que j’ai mis de côté la peur de décevoir les lectrices des Phoenix Ashes pour foncer et donner le meilleur dans cette histoire que vous étiez nombreuses à attendre ! J’espère très sincèrement qu’elle sera à la hauteur !


Vos avis

Une nouvelle histoire dans la veine des premières, avec des larmes et des rires sans tomber dans les clichés du genre. Bravo ! 

La Fille Aux Hibiscus

Incroyable ! Plein de rebondissements ! Une plume qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière ligne !

Marilyn Grenier-Boley

Irish ne se déguste pas, il se dévore. Ce tome tant attendu fait palpiter nos cœurs, emmêle nos neurones, et nous adorons ça. Une réussite par le suspense, l’humour, et une délicieuse romance.

Joy Pierre

Premier chapitre offert

Prologue

À quel moment tout est parti en couille ? J’ai aucune putain d’idée d’où je suis. J’ai pris un coup sur la tête, et je me suis réveillé dans le noir, sur un lit. Je reste immobile, pas question de signaler que j’ai repris conscience.

– Nolan… Je me fige. Mes yeux se sont habitués à l’obscurité, mais j’y vois toujours rien, y a pas un brin de lumière dans la pièce. La voix féminine est trop près. Je suis pas attaché, grave erreur de leur part. Je me fie au son quand elle répète ce prénom que personne devrait prononcer, et me jette dans sa direction. Je la plaque au sol et la neutralise à l’instinct. Elle aurait dû prévoir une arme, quelque chose, parce qu’elle a aucune chance. Elle est pas bien grande ni épaisse, d’après ce que je sens. Elle se débat même pas.

Chapitre 1

Satine

Vanille-fraise…

Je passe le portail du garage Connor’s et choisis une place aussi loin que possible des Harley vintage stationnées devant. Renverser des motos de collection avec un effet domino n’entre pas dans mes plans, pour une première impression. Et c’est tout à fait mon genre.

Fraise-chocolat ?

Je pousse un profond soupir avant de tirer le frein à main de ma vieille Toyota. Plus âgée que moi, elle m’a si souvent rendu service que je n’imagine pas m’en séparer. Je visualise une scène d’adieux déchirants entre elle et moi, avant de me recentrer. Je suppose que se pointer à un entretien d’embauche dans une bagnole qui a l’air rescapée d’un génocide automobile doit être l’équivalent d’une insulte, en langage mécano. Mon père a tenté à de nombreuses reprises de me faire acheter un véhicule plus récent. Penser à lui m’aide étrangement à m’ancrer dans mon objectif.

Fraise-pistache, plutôt !

J’attrape mon sac et sors en refermant doucement la portière. Il s’agirait pas non plus de surprendre un mécano et qu’il se fasse tomber un moteur sur les pieds par ma faute. J’ai failli, une fois, c’est pas passé loin. Comme quoi, ma grand-mère serait fière de voir que les leçons finissent par me rentrer dans le crâne. Je ne suis pas aussi désespérante qu’elle le répétait.

J’incline la tête en arrière pour détailler l’enseigne : usée, elle mériterait un coup de frais. Voire d’être achevée, pour abréger ses souffrances, et remplacée, même si elle donne un air rétro au garage. Étant donné que le chef mécanicien est spécialisé dans les réparations de modèles collector, je suppose que c’est fidèle à la thématique. Elles deviendront peut-être potes, avec ma voiture, entre reliques.

Connor’s… J’aurais plutôt envisagé un bar, avec ce nom. Si je devais ouvrir un pub, je l’appellerais comme ça ! C’est décidé ! Et si j’étais Irlandaise, aussi.

Oh ! Fraise, vanille, chocolat et pistache !

Je claque les doigts, ravie de mon choix, puis, satisfaite d’avoir résolu ce dilemme cornélien, reviens à ma mission du jour : confirmer mon embauche. M. Clark m’a assuré que le job était pour moi, et rencontrer le responsable ne serait qu’une formalité. Je veux bien le croire, je sais comment fonctionne la hiérarchie d’un club : les grades sont valables en dehors des affaires du MC. Mon piston est le vice-président, le chef mécano n’occupant pas le siège du président, il y a peu de risques pour que je reparte d’ici sans contrat. Non, mon inquiétude est plutôt au niveau de l’entente. Si je dois aller bosser chaque matin la mort dans l’âme, je préfère encore démarrer une carrière au téléphone rose. Je suis sûre que ça paye mieux, et tu peux taffer en pyjama depuis ton canapé. Mais cette activité existe-t-elle toujours ? Note à moi-même : me renseigner, ça pourrait être un plan B parfait. Si j’avais la voix suave et une expérience sexuelle plus variée que la mienne. Dommage, encore une Fausse Bonne Idée à mon actif. Hé, agent du FBI, du coup ! Je m’égare…

Supplément chantilly ?

En plus, faut être réaliste : je suis dans la merde. Cet emploi doit fonctionner, au moins un temps, car je n’ai pas d’alternative dans l’immédiat. L’idéal serait que mon nouveau patron soit satisfait et n’ait rien à redire. Je ne cracherais pas sur sa sympathie, hein, mais je peux faire sans. Déjà, éviter de mentionner que je n’ai jamais été secrétaire serait un bon début. Je suis organisée, ça compense forcément le manque d’expérience ! Le but est de suffisamment l’éblouir avec ma charmante personnalité pour qu’il ne remarque pas mes lacunes professionnelles. Je m’adapte facilement, je gère la fougère…

Coulis de framboises ou de chocolat, par-dessus la chantilly ?

– Satine !

L’homme qui me sort de mes pensées et s’approche n’éveille aucun véritable souvenir dans ma mémoire. Je l’ai rencontré quand j’avais 6 ans, je crois, et si je le reconnais sans mal, ça n’a rien à voir avec le fait qu’il m’interpelle. Mon père m’a si souvent parlé de lui que j’ai l’impression de retrouver un vieil ami. Ce sont les souvenirs d’un autre qui m’assaillent.

Il ne pourrait pas être plus différent de celui qui m’a élevée. Là où Steven Dashwood s’était empâté avec les années, la bière et les repas gras et copieux que sa copine lui cuisinait, Matthew Clark est resté élancé, sec et dynamique. Les décennies ont marqué son visage, bien sûr : le temps nous rattrape tôt ou tard, même quand on est une force de la nature. Mais ses yeux sombres sont aussi alertes que ceux d’un jeune de 20 ans… Alors qu’il doit en avoir le triple.

Je tends la main et m’avance vers lui, un sourire sincère aux lèvres.

– Monsieur Clark, merci, merci pour tout !

– Appelle-moi Priest, petite.

Je hoche la tête pendant qu’il incline la sienne pour m’observer. Je crois déceler de l’amusement sur ses traits : c’est furtif, mais je suis douée pour traquer les micro-expressions sur les visages sérieux des types dans son genre. Un talent assez inutile, sauf dans ce milieu.

Je le laisse éluder mes remerciements sans commenter, ça aussi, j’en suis coutumière. Il m’a déjà dit au téléphone, à plusieurs reprises, que je ne lui devais rien. Il n’a aucune idée de l’immense dette que je viens de contracter auprès de lui.

– Irish ! crie-t-il vers les box ouverts d’où j’entends des ouvriers.

Aussitôt, un homme dont le bleu de travail est noué à la taille nous rejoint. Il s’essuie les mains sur un chiffon couvert de graisse. Pas sûre de l’efficacité de la manœuvre, à moins qu’il cherche à s’enduire de cambouis ? Le fameux Irish —encore un nom de route sans aucun doute— pose son regard vert pâle sur moi. De suite, je sais que ça ne se déroulera pas comme je veux : pas de génie pour exaucer mes trois souhaits. Il est particulièrement ravi de me voir. Aussi euphorique qu’un végétarien à la foire annuelle des abats bovins.

– Ton rendez-vous, l’informe Priest avant de m’adresser un dernier signe du menton et de nous quitter.

Au moment où le moteur de la moto du vice-président des Phoenix Ashes vrombit dans mon dos, je ravale la bile qui menace de remonter dans mon œsophage. Faut que j’informe mon estomac que c’est sens unique…

Je reporte mon attention sur Irish qui a dû faire vœu de silence.

Ses cheveux sont rasés sur les côtés, laissant une pseudo-crête blond cendré, pas très longue, assez pour être en bataille. Bien sûr, là où sa coiffure négligée lui donne un style, la réalité est tout autre pour le commun des mortels. Par exemple, mon carré n’a rien de structuré et tout du poulpe épileptique. À la façon dont il me scrute sans masquer son mépris, je suis certainement plusieurs crans en dessous de lui, sur son échelle alimentaire. S’il pense m’intimider avec son inspection silencieuse, son regard ténébreux, sa barbe nette et son corps que je devine yummy… il a raison. Ce qu’il ignore, en revanche, est que je suis passée pro dans l’art de montrer uniquement ce que je choisis. Aussi, je m’arme de mon sourire le plus avenant, et lance :

– Bonjour, je suis votre nouvelle secrétaire !

Il fixe ma main, puis à nouveau mon visage, puis ma main. Mon sourire se crispe légèrement quand je comprends qu’il n’a aucune intention d’user de bonnes manières. On brûle plus de calories en fronçant les sourcils qu’en souriant, il doit en cramer 5000 par jour, au bas mot. Au lieu de répondre, et de faire ce que n’importe quel être civilisé ferait, il m’indique d’un mouvement sec de la tête de venir.

Tu peux être aussi forte que tu le souhaites, Tinette. Les autres te traiteront en suivant l’exemple que tu leur donnes. Si tu te respectes, ils te respecteront.

Ces sages paroles de ma petite Granny en mémoire, je pense aux raisons pour lesquelles je suis ici, aujourd’hui. Pas pour gagner un concours de popularité ni me faire des amis. Non, mes motivations sont beaucoup plus pragmatiques. J’ai besoin d’argent, de protection, et pas seulement pour moi. C’est pourquoi j’encaisse l’attitude désagréable d’Irish sans moufter, et lui emboîte le pas.

On entre dans un bureau mal éclairé. Pas de fenêtres : mon rythme cardiaque s’accélère avant que je puisse me raisonner.

La porte est ouverte derrière toi, Satine, tout va bien.

Je prends une grande inspiration et tente de tromper mon angoisse.

Des mini meringues en topping, voilà ce qu’il me faut !

On dirait que je viens d’arriver sur le plateau d’une émission proposant de révolutionner ton intérieur, si par malheur ta maison est un immense trou noir où tu jettes ce qui te passe sous la main, sans discrimination. Devant mes yeux s’étalent je ne sais combien d’arbres sous forme de papier, cartons, et autres fiches Bristol. Voilà où finissent les forêts du monde entier… Cinq secondes sur place, et j’ai déjà élucidé un mystère !

Je produis un immense effort pour faire abstraction du sentiment d’oppression qu’engendre l’amas de toutes ces fournitures, et redresse les épaules en arrière. Pendant que j’observais mon nouvel environnement, mon patron s’est assis sur ce qui devait être un bureau, dans une ère oubliée. Seule table de travail, je suppose qu’il s’agit de mon bureau et que sa fonction a vraisemblablement glissé vers « support pour gros bordel ». Il étend les jambes devant lui, les croise au niveau des chevilles, et reprend sa mission de couvrir ses mains de cambouis avec son chiffon dégoûtant. Il ne m’accorde pas un seul regard, sa tâche ubuesque a l’air vachement plus importante que moi. Sous-titre : il cherche sûrement un moyen de m’éliminer. Enfin, de me pousser à démissionner, pas me tuer. Je crois. Merde, maintenant j’ai un doute ! Je n’ai pas vu de terrain où enterrer un corps incognito, mais il y en a probablement un.

Son VP lui impose une secrétaire dont il ne voulait pas, même si on va pas se mentir : il aurait besoin d’une armée de secrétaires pour remettre de l’ordre ici. Une sorte d’intervention, à l’image de celles que les proches de toxicos organisent. J’ai entendu parler de la phobie administrative, il en souffre peut-être. Je fouille en moi pour dénicher un brin de compassion, au cas où…

Je profite surtout de son indifférence pour l’observer. Si j’étais encline à m’intéresser à ses origines, je dirais qu’il y a un petit quelque chose de nordique en lui. On est d’accord que je me fous de son patrimoine génétique comme de ma première culotte de règles. Je ne remarque même pas le dessin parfait de ses lèvres à peine assez charnues pour attirer l’attention, sans basculer dans la moue boudeuse. Son nez est un peu large, si on veut vraiment chercher la petite bête —et oui, je la cherche. Trouver des défauts aux personnes qu’on n’a pas envie d’apprécier est une technique de survie que je n’hésite pas à appliquer. Je poursuis ma quête et sursaute en constatant qu’il est à présent entièrement focalisé sur moi.

– T’as déjà bossé dans un garage, Sunshine ?

– Satine. Et non.

Les gens ont souvent du mal avec mon prénom, tout le monde n’est pas aussi fan de Moulin Rouge que ma mère l’était, et n’est donc pas familier de l’inspiration à l’origine de celui-ci. Il ne me reste rien d’autre d’elle, et peu importe mon ressentiment à son égard, je tiens à ce qu’on n’écorche pas mon héritage. Même si j’avoue que jusque-là, personne ne s’était planté à ce point.

– T’as déjà été secrétaire ? enchaîne-t-il d’une voix lasse.

Lasse, mais grave et teintée d’un accent dont je devine sans mal la nationalité. Même mon ancien voisin, M. Polsteirn, sourd comme un pot, l’aurait compris, vu le surnom. Je ne suis peut-être pas si éloignée que ça d’ouvrir un pub en Irlande, j’en suis plus près qu’il y a quelques minutes, en tout cas. Ce qui est hors sujet, puisque ce n’est toujours pas dans mes projets, et certainement pas avec un associé aussi peu avenant. Il ferait fuir les clients. Et attirerait les femmes comme des papillons de nuit à la flamme d’une bougie.

Tu t’emballes, ma poulette : des papillons de nuit ?

– Non, mais…

Pas le temps de sortir mon discours convaincant sur ma « charmante personnalité », il me coupe :

– T’as aucune idée du boulot que j’attends de toi.

– Vous avez oublié de lever la voix à la fin de votre phrase. Du coup, c’est pas une question. Mais je vais quand même répondre : je m’adapte très vite. Je suis une sorte de caméléon des petits boulots !

Si j’avais attendu ne serait-ce qu’une seconde ou deux, j’aurais conclu que répliquer est une idée de merde. Dommage, on partait sur de si bonnes bases, lui et moi… Ahem. Il est hermétique à ma tentative d’humour, sans surprise, et continue comme si je n’avais rien dit :

– J’ai pas le temps de te former.

Il se redresse et se dirige déjà vers la porte.

– Je suis virée ?

C’est un record, non ? Renvoyée avant d’avoir démarré.

– Tu commences maintenant. On partage le bureau, ajoute-t-il en passant le seuil.

Je trottine stupidement derrière lui, sauf qu’il s’arrête sans prévenir. Par réflexe, je pile à mon tour, perdant momentanément l’équilibre. Par chance, je suis douée pour ce genre de manœuvre improvisée : je lance la main et m’appuie au mur afin d’éviter de me vautrer. Sur mon patron. Ça ferait désordre, et je le soupçonne d’être capable de se décaler d’un pas pour ne pas amortir ma chute.

– Fous pas le bordel, et dégage quand j’ai besoin de bosser ici, c’est tout ce que je te demande. Compris ?

– Des pépites de chocolat ! je lâche soudain.

Voilà, une bonne raison de le conforter dans son opinion. En plus d’insignifiante et encombrante, je viens d’ajouter « n’a pas la lumière à tous les étages » à mon CV, toute seule, comme une grande. Alors que tout est logique ! Depuis que je suis passée devant ce diner en venant ici et que j’ai vu leurs coupes de glace en vitrine, je rêve d’en manger une. Aucune folie à signaler, simplement de la gourmandise ! Reste à savoir si je prends la peine de lui expliquer ou s’il m’avait déjà cataloguée avant même que je débarque cet après-midi…

– Range les papiers, boucle-la, et ça se passera, Sunshine, se contente-t-il de répondre.

Comme habitué à ce que des inconnues balancent aléatoirement des toppings de glace au milieu d’une conversation. Ce qui en dit plus sur lui que sur moi, dans ce cas, non ? Et me confirme qu’il est inutile de tenter de le rallier à ma cause.

Attends, il manque un mot à sa phrase !

– Vous voulez dire « et ça se passera bien » ? je demande à son dos.

Il ne daigne bien entendu pas me répondre. Je retourne dans la pièce angoissante en m’assurant d’en laisser la porte grande ouverte. Je pousse même du bout du pied un carton de documents pour la bloquer. Ceci étant fait, je prends le temps de découvrir plus en détail mon espace de travail.

Un soulagement immense m’envahit : mes épaules me paraissent bien moins écrasées par le poids de l’inquiétude. Rien ne pourrait me gâcher cette grande victoire, pas même le patron le moins accueillant qu’il m’ait été donné de croiser. Et j’ai rencontré mon lot de nouveaux boss, depuis deux ans. Non, même lui n’a pas le pouvoir de minimiser l’importance de cet emploi dans ma vie !

Tout est une question d’organisation : les efforts ne me font pas peur, il suffit de trouver l’extrémité du fil pour dérouler méthodiquement la pelote. En l’occurrence, dans le rôle de la pelote, on a : des piles de feuilles en équilibre précaire sur le bureau, d’autres à même le sol, des rangées de boîtes éventrées recrachant des dossiers parfois éviscérés eux aussi, et tout un tas d’objets encore non identifiés…

Chaque montagne se gravit par étape, ne regarde pas la cime. Vise le premier palier. Puis le suivant.

Merci, Granny… Je récupère une pince dans mon sac, remonte mes cheveux et l’y accroche pour vaguement maintenir mes courtes mèches en place sur le sommet de mon crâne. Au pire, je périrai en héroïne, ensevelie sous une tonne de papiers, le pouce levé dépassant de cet amas froissé, avec en épitaphe : « I’ll be back. »


Autres tomes de la série disponibles

Nath Phoenix Ashes Fleur Hana
Elena Phoenix Ashes Fleur Hana
Mia Pheonix Ashes Fleur Hana
Blade Phoenix Ashes Fleur Hana
Ghost Phoenix Ashes Fleur Hana

Ordre de lecture de l’univers des Phoenix Ashes

  • Génération 1 : Nath
  • Génération 1 : Elena
  • Génération 1 : Mia

  • Génération 2 : Blade
  • Génération 2 : Ghost
  • Génération 2 : Sniper

L’intrigue de la génération 2 se déroule environ 25 ans après celle de la génération 1.

Les tomes de la génération 1 sont des novellas et peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Les tomes de la génération 2 sont une série à lire à la suite les uns des autres, car même si chaque livre se concentre sur un couple, le fil rouge nécessite de les lire dans l’ordre.


Guide de l’univers

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