Phoenix Ashes – Génération 2 – Tome 3

  • Romantic Suspense / Romance Bikers / Romance MC
  • Univers : Phoenix Ashes
  • Série : Génération 2 – Tome 3
  • 1° édition 2020
  • Disponible en grand format papier et numérique

Présentation

Aimer, c’est savoir partir… et revenir.

Cheyenne

Je voudrais qu’il me revienne. Qu’il vive avec moi cette relation si parfaitement imparfaite qu’elle fout en l’air les autres possibilités. Non, personne ne pourra prendre sa place. Je sais que ce sera lui ou rien. Nous ou moi. Dès que je l’ai vu dans la cour de la maternelle, même si je ne le savais pas encore, il a occupé cet espace en moi prévu pour lui et lui uniquement.

Sniper

Sans elle, je ne vaux rien, avec moi, elle n’a aucune chance…

Je ne sais pas l’avoir à portée de main et ne pas l’aimer. Je l’aime mal, je l’aime à la blesser et nous détruire. Mais je l’aime.

Et j’en ai pas le droit.

Cette romance se déroule dans le milieu des clubs de moto 1% (hors-la-loi) et comporte des scènes de sexe et de violence.


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Mot de l’autrice

Plus j’avance dans les tomes, moins j’ai envie que la série se termine. Heureusement que j’avais prévu une 3° génération, hein ? Parce que je ne suis pas du tout prête à les quitter !

J’espère que tu te régales autant à lire ces histoires que moi à les écrire. Si tu es arrivé.e jusque-ici, je suppose que tu apprécies et que tu n’es pas seulement masochiste 😉

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Vos avis

À VENIR

À VENIR

À VENIR

À VENIR

À VENIR

À VENIR

Premier chapitre offert

Prologue

Un message.

Une vidéo.

Putain de bordel de merde…

Je prends une grande inspiration et clique. Les images me donnent envie de vomir. Je voudrais ne pas regarder, mais je ne peux pas détourner le regard. Je plaque la main sur ma bouche pour étouffer un cri qui alerterait mon gardien, lorsque le poing s’abat sans concession. Une fois. Deux fois. Trop. Les larmes brouillent ma vue. Je me lève, vacille, me rassois, et relis le message.

J’ai deux heures pour agir.

1

Sniper

Chaque fois que le MC organise un événement de ce genre, on se retrouve à obéir comme des cons aux ordres des femmes. Et pas un de nous n’oserait s’en plaindre. En ce qui me concerne, lâcher prise de temps en temps est vital. On est trop dans le contrôle, tout le temps, surtout en ce moment. Enfin, quand je dis « en ce moment », putain, ça fait des années que c’est tendu. Y a des périodes plus cool que d’autres, dans le sens où il ne se passe rien de notable, mais on n’arrête pas pour autant de regarder par-dessus notre épaule.

Avec les frangins, on surveille mutuellement nos arrières, ça fait partie du job, et plus que ça, même. Aujourd’hui ne fait pas exception. Oui, le but est d’offrir à la ville une occasion festive durant laquelle on récolte des fonds pour rénover le centre des jeunes. Nath, la femme de notre prez, orchestre tout ça avec la précision d’un général préparant ses troupes à attaquer. Quand je vois le nombre de gamins qui courent partout comme si on leur avait filé de l’acide, je me dis qu’on n’est en effet pas loin d’un état de guerre. Faut contenir le bordel et je fais partie de l’équipe de surveillance. Rester des heures à observer mon environnement sans rien d’autre comme occupation : je gère.

– Ta meuf n’est pas là ?

Ghost est aussi assigné à cette mission : veiller à ce que rien ne parte en couilles. Et si on foire, la femme de Steel aura nos burnes. Autant dire qu’on prend le job au sérieux. Honnêtement, quand on a fait l’armée comme lui et moi, une fête familiale, c’est tranquille à côté d’une OPEX. Même si les gosses m’angoissent, mais ça, c’est lié à ma phobie de ces mini humains. Justement, Ghost est doué avec eux. J’assure tout le reste pourvu qu’il se charge de n’importe quel souci lié à un enfant. Ou pire : un bébé. L’an dernier, on a eu une réaction en chaîne sortie tout droit de L’Exorciste. Une petite fille avait sûrement bouffé trop de beignets, un truc comme ça, et a gerbé dans le bac à sable. J’ai envie de dire : bien visé. Sauf que dans la foulée, ses copines n’ont pas tenu le coup et ça a été la foire à la gerbe. Y a plein de choses que je peux encaisser. J’ai vu des trucs dans le désert que même Wes Craven ne foutrait pas dans ses films. Mais le vomi ? Nope. Surtout quand il faut consoler le minot couvert de son propre dégueuli.

– T’es un peu vert, je parie que tu penses encore à la gerbe party ! me charrie Ghost.

Je frémis exagérément et il se marre. J’avoue que j’ai failli recracher mes tripes, sur le moment, mais j’ai tenu le coup, et j’aimerais bien qu’il y ait une récompense pour ça. Une médaille, ouais, ça le ferait carrément.

– Ça va, frangin ?

Je lance un regard suspicieux à Blade qui se poste à ma gauche. Je sens bien l’embuscade, sans en capter la raison. De suite, je me méfie. Avec eux, tout est possible. Encore une chance que…

– Yo, les branleurs ! Vous faites une boom ? Vous avez cru qu’on était là pour papoter ?

… Hotshot ne soit pas là. OK, puisqu’il s’est aussi incrusté, c’est certain : ils trament quelque chose. Ce qui me rassure, c’est qu’on est au milieu d’une réunion familiale, y a pas moyen qu’ils me fassent un vrai coup de pute maintenant.

– Toujours aussi populaire, mon chou ?

Je grimace et repousse la main tendue d’Hotshot. Il veut me pincer la joue comme cette nana l’autre jour. Elle avait l’âge d’être ma grand-mère et voulait un tatouage. Pas de souci, aucune discrimination au salon. Sauf qu’en réalité, elle souhaitait juste un autographe. Elle avait vu le reportage à la télé. Je me plains pas, on avait déjà un carnet de rendez-vous bien rempli avant l’émission, et depuis, c’est la folie, et il y a plus d’un an d’attente. Elle, elle s’est pointée pour discuter de son projet, et quand je suis venu chercher le prochain client, elle s’est précipitée sur moi, m’a pincé la joue en me disant que j’étais encore plus appétissant en personne, et m’a demandé de signer sa carte de donneuse d’organes pour frimer devant ses copines du centre de retraite. En m’appelant « mon chou », donc.

– Ali n’est pas avec toi ? je réplique pour emmerder Hotshot.

Je sais très bien qu’elle est dans le coin, mais pas avec lui, même si elle adorerait. Je connais toute leur histoire grâce à Chloé, la sœur d’Ali. On est pas vraiment ensemble, elle et moi, on baise et c’est le pied à ce niveau. Elle ne cherche pas à se caser, moi non plus, on a trouvé un bon compromis. À la base, elle a rejoint les nanas qui traînent au club-house pour vérifier qu’Ali ne fait pas trop de conneries. Hotshot l’a larguée, genre y a une éternité, et elle fait une fixation. Elle est sûre qu’il reviendra, alors en attendant, elle picole et prend trop de coke. Bénéfice collatéral ? J’ai rencontré Chloé et elle me raconte parfois les merdes qu’elle subit avec sa frangine. Ça me file des munitions contre ce trou de balle d’Hotshot.

Il me répond d’un grand sourire et un majeur tendu. Je sais que ça le touche, il a un bon fond, une fois qu’on a passé l’épaisse couche de connerie. C’est pour ça que je me contente de l’imiter, puis de passer à autre chose.

– C’est quoi votre plan, les gars ? Parce que Nath vient de jeter un œil par ici et on va se faire engueuler.

– T’as peur de la boss ? ricane Hotshot.

À ce moment, il se prend une tape derrière la tête.

– Faut être complètement abruti pour pas la craindre, déclare Priest en passant.

Le père de Blade et Hotshot, notre vice-président, est du genre flippant. Il est toujours dans le coin sans qu’on s’en aperçoive. Un ninja plus discret que les potes SEALs que j’avais à l’armée,  capables de tuer sans un bruit. Sans même que leur victime expire un dernier souffle, limite. Ben voilà, le VP des Phoenix, c’est ça, en plus subtil encore.

On se fout tous de la gueule d’Hotshot, il se marre comme un con et chacun retourne à sa place pour former un périmètre de sécurité sans en avoir l’air. L’objectif n’est pas de faire flipper les personnes présentes, simplement d’être là. Au cas où. On ne prend plus de risques depuis que Daisy, la meuf de Ghost, a été enlevée y a quelques mois. Sa meilleure amie y est restée. Pas question de se reposer tant qu’on ne saura pas qui nous vise. En attendant, on ne peut pas arrêter de vivre et le confinement n’est pas une solution quand on ignore contre qui on se bat.

Un grésillement retentit, Nath vient d’allumer le micro. Ça va être l’annonce du plus généreux donateur. Il obtiendra le titre honorifique d’ami du club. Concrètement, ça ne signifie pas grand-chose, sinon que le MC lui est reconnaissant.

– Bonjour à toutes et à tous, merci encore d’être venus si nombreux !

Cheyenne

Le parc n’est pas si grand et je n’ai pas trop de mal à surveiller mon entourage. Je déteste d’avoir à vérifier que personne ne m’a suivie. Deux mois à m’imaginer pouvoir m’en sortir seule, comme ça a été le cas une grande partie de ma vie, pour en arriver à me précipiter sous sa protection.

L’ambiance dans cette fête de village est agréable. J’observe, surtout, car je ne connais personne, on est trop loin de la frontière pour que ce soit le cas. C’est la raison de ma présence ici. Enfin, ça et lui. J’analyse malgré moi les mouvements des bikers. Je ne le fais pas exprès, c’est presque un réflexe ancré en moi. Ils sont doués pour donner l’impression que tout est sous contrôle, et peut-être que c’est vrai. Pourtant, quelque chose m’interpelle. Ils sont nombreux, tout le club doit être présent, et s’il arrive quoi que ce soit, la totalité des issues est encadrée. Je devrais m’inquiéter. Je ne suis pas venue pour m’enliser dans d’autres emmerdes. Mais après tout, c’est peut-être leur façon habituelle de fonctionner.

Les Phoenix Ashes ont le pouvoir sur presque toute la côte ouest, surtout si on compte leurs alliés. Y compris à l’intérieur des terres, où ils ont étendu leur domination. Il faut être sacrément couillu pour s’en prendre à eux. Les infiltrer est impossible. Le chapitre fondateur de Roseville n’accepte plus qu’un prospect à la fois, et leur entourage direct est limité à l’essentiel. Principalement des filles qui prennent un peu de bon temps avant de tracer leur route. D’autres n’ont pas cette chance. Je regarde passer Daisy Lovebirds, de son véritable nom Dakota Lentworth. Elle a l’air d’avoir repris le cours de sa vie, mais il est évident qu’elle tente surtout de sauver la face suite au décès de sa meilleure amie. Est-ce qu’elle tient le MC pour responsable ? Si oui, elle cache bien son jeu.

Je bois une gorgée de mon chocolat chaud. J’ai opté pour la boisson des enfants, c’était ça ou un café. Je suis bien trop tendue pour ajouter un excitant dans mon organisme. Je joue la carte de la sagesse, car ma mission du jour ne peut pas foirer. Je n’ai pas le choix. Je dois avoir l’esprit clair, être la plus zen possible et ne rien laisser au hasard.

Aymeric Clark reprend son poste, pas loin de sa femme, Hannah Morgan (Parents brûlés vifs dans leur voiture par le traître Eliott Black, membre des Hurricanes dont Joël Morgan, dit JM, était le président). Hannah porte sur la joue droite la cicatrice témoin que la vie dans ce milieu se paie parfois très cher. Son fils Angel, fruit d’un viol par l’assassin de ses parents, joue avec un ado dont je ne connais pas encore le nom. Mais ça viendra.

L’avantage des clubs 1 % est que, s’ils survivent grâce à leurs activités criminelles, ils se vantent d’avoir un métier, un état civil, bref : ils existent officiellement. Tout ce qui entre dans cette catégorie est un jeu d’enfant à découvrir. Pour le reste, ça se complique sans devenir impossible. Pas pour moi.

– Bonjour à toutes et à tous, merci encore d’être venus si nombreux !

Nathalie Davis, épouse Connor, se tient à l’intérieur du kiosque au centre du parc où se déroule la fête. Pendant qu’elle débite son discours, j’en profite pour le regarder, lui.

Dès que j’ai eu les compétences suffisantes, j’ai monté son dossier. C’était remuer le couteau dans la plaie, mais il le fallait. Juste le fait d’être là, savoir qu’il est à proximité, réveille les anciennes blessures qui n’ont jamais cicatrisé. Sûrement parce que je ne les y ai pas autorisées…

Il a changé, mais moi aussi. Il porte ses lunettes de soleil Aviator. J’ai les mêmes, ça m’amuse. On aura déjà un point commun. Le gilet sur son dos arbore les couleurs du club et son t-shirt gris me permet de voir les manchettes tatouées recouvrant l’intégralité de ses bras. Ça, c’est nouveau, bien sûr. Sa posture est militaire, sans surprise étant donné son passé, et ses cheveux assez courts sont ramenés en arrière. Il les avait longs, la dernière fois que je lui ai parlé. Je ne dois pas perdre de vue que cet « avant » n’existe plus que pour une seule raison. Car déjà, mon ventre se contracte d’anticipation. Y compris à l’autre bout d’un parc, il a toujours autant d’emprise sur moi. Je me détourne à contrecœur. J’aimerais l’étudier plus en détail, ce n’est pas pareil de le voir en personne et dans ce reportage. Ce serait malgré tout un risque : celui d’attirer son attention. Je connais son CV, peut-être même mieux que lui, et je suis persuadée qu’il est extrêmement doué dans sa spécialité. Je compte donc sur l’effet de surprise.

La femme du président des Phoenix Ashes procède au décompte des dons, la fête touche sûrement à sa fin.

– Tu ressembles à Pocahontas.

La petite fille qui hésitait à m’aborder depuis un bon moment est plantée devant moi et me regarde très sérieusement.

– Pocahontas était une Powhatan, j’indique à la gamine.

– C’est quoi ?

– Le nom de sa tribu.

– Et toi, non ?

– Non, mon grand-père était un Cheyenne.

– C’est pour ça que tu as deux tresses comme Pocahontas ?

Je hoche la tête. J’ai l’impression de me voir à son âge. Je posais toujours trop de questions, d’après mon père. La curiosité attire les emmerdes, me disait-il tout le temps. J’aurais du mal à lui donner tort. Surtout en ce moment. Et cette gosse a raison : ma mère avait à cœur de faire vivre les traditions de sa famille à travers moi. Je ne me suis jamais coupé les cheveux, à part les pointes, pour lui faire plaisir. Elle n’est plus là pour en profiter, même si je continue de les porter long. La plupart du temps, ils sont en effet tressés à la mode amérindienne. C’est plus pratique, sinon il me faut des heures pour les démêler. Ma peau mate et mes traits métisses font en sorte qu’on ne puisse pas passer à côté de mes origines. Je retire mes lunettes pour que la curieuse voie mes yeux. Les siens s’écarquillent de surprise.

– Pocahontas, elle a pas comme toi ! Mais la maman de ma copine, oui !

– Aymee !

Sa mère me présente ses excuses et, contrairement à sa fille, elle ne parvient pas à soutenir mon regard, embarrassée. Je reconnais Marjory Prince, son père est l’avocat du MC. Ce qui veut dire que la petite blonde qu’elle entraîne à sa suite et qui me fixe toujours en souriant et se tordant le cou, est Aymee Prince. Les Prince sont amis du gang, je m’en veux de ne pas avoir poussé mes recherches, j’aurais tout de suite su qui était cette gamine. Ça ne change rien à la situation, c’est simplement un péché d’orgueil : je préfère savoir.

– Le plus généreux donateur cette année est… Cheyenne Winchester !

C’est à moi d’entrer en scène. Je traverse la foule et je sens les regards me suivre, je suis une étrangère et personne ne me connaît. J’aime avoir l’avantage. Je monte les marches et écoute la femme du président me présenter et me remercier, avant de m’informer que j’obtiens le statut d’amie officielle du MC. Elle me tend le micro et je remonte les Ray Ban sur ma tête, puis me tourne vers lui pour déclarer :

– En fait, c’est Cheyenne Cooper : l’administration oublie toujours de mettre mon nom d’épouse. Mais vous savez sûrement qui est mon mari, non ? j’ajoute en direction de Nathalie, alors qu’en réalité je m’adresse à tout le club.

– Sniper ? j’entends sur ma droite.

Je souris, rends le micro et descends pour rejoindre celui qu’ils appellent Sniper. Mon mari depuis douze ans.


Autres tomes de la série disponibles


Ordre de lecture de l’univers des Phoenix Ashes

  • Génération 1 : Nath
  • Génération 1 : Elena
  • Génération 2 : Blade
  • Génération 2 : Ghost
  • Génération 2 : Sniper

L’intrigue de la génération 2 se déroule environ 25 ans après celle de la génération 1.

Les tomes de la génération 1 sont des novellas et peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Les tomes de la génération 2 sont a priori des tomes compagnons, chaque histoire est centrée sur un couple, mais il est recommandé de les lire dans l’ordre.


Guide de l’univers

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